BALLADE DU MEA CULPA

Commune Libre de Montmartre

Fondée le 11 avril 1920 par Jules Depaquit

POUR CE QUI EST CONTRE, CONTRE CE QUI EST POUR

Maires successeurs :

Roger Toziny

Jacques Cathy

Jehan Mousnier

Marielle-Frédérique T.

Cinquième maire,

Fondateur-présidente du café-théâtre L’Echelle à Coulisse.

Novembre 2005

TEXTE PROBATOIRE

POUR LA CONFRERIE DES CHEVALIERS DU TASTE-FESSES,

CHAPITRE DU 5 FRIMAIRE 214

 

BALLADE DU MEA CULPA

Votre noble assemblée en son sein veut m’inclure,

Et mon cœur est heureux, ému et flagada !

Devant un tel honneur, non, je ne puis reclure

Le douloureux secret qui me ronge le foie !

Car dans le premier lieu où on s’accommoda

Pour créer mon théâtre, anar et sans altesses,

On dut se contenter de chaises de goujat :

J’ai charmé les esprits… mais j’ai meurtri les fesses !

Je dois le confesser : n’ayant que l’aventure

Comme argent pour fonder un petit Olympia,

Trois ampoules rougies et un peu de dorure,

Et la scène formée de six caisses de bois,

Nous avons conservé les chaises trouvées là,

Négligeant l’hédoniste et sa délicatesse…

Et, par mes triolets inventant un gala,

J’ai charmé les esprits… mais j’ai meurtri les fesses !

Cela dura sept ans ! Sept années de torture !

Les poètes suivaient ; et les prima donna

Enchantées de chanter n’émettaient nul murmure…

Le théâtre vivait de ces bénévolats.

Lorsqu’enfin on partit, se leva l’omerta :

Les nouveaux sièges sont l’objet de cent caresses !

On ose enfin me dire à quel point on expia !

J’ai charmé les esprits… mais j’ai meurtri les fesses !

Envoi

Prince Léo Campion, Jehan Mousnier, me voilà

Repentante et contrite auprès de vos sagesses :

Je promets à jamais, je le dis sub rosa,

De charmer les esprits… mais sans meurtrir les fesses !




SPLENDEURS ET MISERES

Marina

Juin 2008

 

Splendeurs et misères de la fesse.

 

Parodiant le célèbre titre de Balzac : splendeurs et misères des courtisanes, je vais essayer de vous décrire l’équivalent dans le domaine de la fesse, même si je n’ai pas le talent de ce grand homme.

Splendeurs :

L’importance de la fesse n’est plus à démontrer. L’expression « ça vaut le peau des fesses » pour désigner un bien hors de prix, donne d’emblée l’idée d’un objet précieux mais aussi vénal : la fesse a une valeur marchande puisqu’on peut acheter sa peau !

Tout d’abord et comme il se doit, pour un prof, un peu de pédagogie : l’étymologie du terme nous renvoie au latin « fissus », fente, crevasse, qui a donné « fissure » et qui désigne : la partie charnue du derrière de l’homme. On l’appelle aussi le postérieur, c’est-à-dire celui qui vient derrière.

Mais on apprend aussi que ce terme désigne, en vocabulaire maritime, la partie arrondie de la poupe d’un navire.

Or, on dit qu’on a le vent en poupe lorsqu’on est particulièrement en faveur auprès d’une personne. Favorites et courtisanes des Rois de France avaient donc, à la fois, le vent en poupe et le feu aux fesses.

Il y a différentes formes de fesses : hautes, basses, rondes, en gouttes d’huile, et il suffit de visiter le Louvre et d’admirer la partie charnue des nombreux angelots pour s’en rendre compte.

Dans ce domaine comme en beaucoup d’autres, nous ne sommes pas logés à la même enseigne si je puis dire.

Si le nez de Cyrano le précède d’un quart d’heure en tous lieux, certaines fesses peuvent, au contraire, retarder d’un quart d’heure leur propriétaire.

Mais notons qu’il fut des périodes où ces fesses fessues étaient vénérées comme des déesses au temps des Vénus Callipyges, dites « Vénus belles fesses » !

Brassens leur a rendu grâce dans une chanson.

« Que jamais l’Art abstrait qui sévit maintenant

N’enlève à vos attraits ce volume étonnant

Au temps où les faux culs sont la majorité

Gloire à celui qui dit la vérité. »

 

La splendeur c’est aussi la célébrité :

Ainsi Jean Jacques Rousseau fit son entrée dans la vie littéraire grâce à une fessée :

« Qui croirait que ce châtiment d’enfant… a décidé de mes gouts, de mes désirs, de mes passions pour le reste de ma vie. »

L’endroit est donc source de plaisirs intenses.

On ne peut pas non plus s’empêcher d’évoquer ici le « Prince Ô très haut Marquis de Sade » (Verlaine) qui a donné ses lettres de noblesse, dans tout le sens du mot « lettres » à certaines parties « intimes » du corps. On voit ainsi Justine, l’héroïne de « Justine ou les malheurs de la vertu », étendue sur le ventre au cours d’un messe noire et, nous dit l’auteur de ces messieurs qui l’entourent « ils osent consommer sur ces fesses le plus redoutable de nos mystères .»

C’est sans doute pour ce genre de phrase qu’on l’a qualifié de « Divin ».

 

Misères :

La misère vient des mauvais films de fesses, ou de l’exploitation commerciale de la fesse eet les exemples sont trop nombreux pour les citer tous. La fesse est dans l’actualité de mauvais gout.

Tout récemment, le pourtant très digne hebdo le Nouvel Obs affiche en couverture Simone de Beauvoir nue, montrant ses fesses. Vous avouerez que pour une philosophe, ce n’est pas la partie la plus valorisante. Les féministes réclament vengeance en exigeant de Jean Daniel de montrer également ses fesses en première page ! Non pas œil pour œil, mais fesse pour fesse.

En poèsie aussi, on trouve des échos de la fesse et non chez les moindres. Chez Corneille par exemple, ce vers célèbre « et le plaisir s’accroit quand l’effet se retire » ?

Parfait alexandrin ou faut il entendre « quand les fesses retirent ?»

Nul doute : il ne faut pas poèter plus haut que son C..

Enfin, pour en revenir à mon cher Balzac, j’ai choisi « Splendeurs et misères » mais je m’aperçois que bien d’autres de ses titres auraient pu me servir :

La peau de chagrin

La maison du chat qui pelote

La recherche de l’absolu

Une ténébreuse affaire

L’élixir de longue vie

A croire qu’il pensait à notre sujet mais non, ce ne sont pas des histoires de fesses.

La mienne s’arrête ici, la suite au prochain épisode.

 

Pour conclure, « Splendeurs ou Misères », comme en toutes choses, mais surtout pour les fesses, il faut trouver le juste milieu !




POESIE

Laurent

Juin 2008

Une Vocation.

Un jour, mon père me dit fiston

Sais-tu où poussent les saucissons

Sur un arbre, j’ai deviné,

Fort bien nommé saucissonier

Plus tard pour n’être pas de reste

Je lus dans le grand bêtisier

Que tout ce qu’on appelle fesse

Pousse de même sur un fessier

Ma vocation fut ainsi née

Juré, je serai jardinier

Je planterai c’est mon destin

Un vrai fessier dans mon jardin

Mais comment diable faut-il faire

Pour en connaître la manière ?

Faut-il souvent l’arroser

Ou simplement le contempler ?

J’allais sur l’heur chercher coneil

Chez la voisine et sa merveille

Elle qui beaucoup de démène

Pour cultiver son spécimen

Je te montrerai tout dit-elle

Mais à la lettre soit fidèle

Avec grand soin plante le droit

A la lune montan’ ma foi

Je patientai tant qu’il fallu

Et quand la lune fut venue

J’allais pointer ma belle mine

Chez la copine ma voisine

Et voici notre jardinier

Qui plante là ce beau fessier

Depuis sans cesse à son ouvrage

Il sème et il plante avec rage

Ici un fessum oléum

Avec ses fruits en goutte d’huile

Plus loin un gros popotinum

Aux formes disons peu subtiles

Le splendide fessum fermus

Pour qui aime petites fesses

Ou bien le gros fessum mollus

Qui se complait dans sa paresse

Mais un jour fort désappointé

D’observer son petit premier

Il appelle si tôt sa voisine

Et lui dit en grande déprime

Sur le champ je te le confesse

Voisine ton fessier s’affaisse

Voisin fais ce que tu voudras

Tu n’y peux rien les faits sont là

C’est alors, triste, que voyant

Tomber si bas, son fondement

Il perdit hélas résigné

Sa vocation de jardinier.




LES FESSES

Jean Paul L.

Novembre 2006

 

Sérénissime Grand Maître de la Confrérie du Taste Fesses,

Chevalières et Chevaliers

Mesdames et Messieurs,

 

Agréables au toucher, lisses épilées ou poilues, les fesses ont toujours fait tourner la tête de ceux qui les contemplent.

Selon les fesses que vous toucherez, vous les trouverez douces comme le velours, rêches -comme le coton, rugueuses comme du papier de verre.

Tout dépendra du caractère et de l’humeur de celui ou celle qui attirera votre main comme un aimant vers ce centre de gravité universel.

Qu’elles soient blanches, roses, jaunes, noires, chocolat, caramel dur ou caramel mou, rouges et surmenées, qu’elles soient européennes et propices à l’intégration, américaines mac donaldisées, australiennes avec la poche devant, chinoises en forme de grain de riz, lapones couvertes de fourrure, vous les trouverez toujours resplendissantes comme des soleils, même si nous avons tendance à les appeler Lune.

Même recouvertes de tissus, nylon, soie, coton, lycra et bien d’autres, nous n’avons de cesse de vouloir les dénuder pour mieux les emballer.

C’est d’ailleurs sans culotte qu’elles sont le plus culottées où quand elles se referment sur le fil du string.

Ces fesses qui nous font tourner la tête (toujours en leur direction), parfois perdre la tête, puisque par exemple, même le laïc convaincu y acceptera le voile.

La fesse est bien souvent gracieuse.

Le grammairien ne s’y est pas trompé quand il a donné le genre féminin à la fesse qui se décline en FesseMinine.

Au contraire du Cul. Le cul, masCULin.

Ainsi on parlera de CULasse pour le garagiste et de FESSElle pour la ménagère.

Exception de FESSEtif pour le coiffeur.

 

C’est dans les moments de guerre que Fesse et Cul se confondent, l’uniforme rendant une égalité intolérable entre le cul poilu de l’adjudant et les fesses sublimes du personnel féminin de l’armée de terre.

C’est portant en période de guerre et à des moments critiques de l’histoire de France que le cul s’illustra.

Ainsi l’épopée de Sainte Geneviève qui monta sur la montagne du même nom et montra son cul aux Huns qui s’enfuirent épouvantés.

Si le nez de Cléopâtre avait changé la fesse du monde, le cul de Sainte Geneviève venait de sauver Paris.

Les périodes de fin de guerre ont aussi laissé une place importante au cul, même si celui-ci s’est souvent fait discret, il est bien connu que c’est avec une feuille de route solide qu’on pourra bien contrôler un processus de paix, et cela ce n’est pas du vent.

L’appel de la Fesse est d’ailleurs non seulement beaucoup plus connu que celui du 18 Juin, le rassemblement qu’il entraîne est sans comparaison.

La fesse, le cul font partie intégrante de notre patrimoine.

Même si la raie publique est une et indivisible, il est important de garder nos partie CULarismes régionaux.

Les approches des parties culières sont différentes par exemple en Bretagne avec les FessesNoz ou en Provence avec les FesseThym. Avec la directive Bolkenfesse, l’Europe a, quant à elle, décidé de supprimer l’éCUL.

Centre névralgique de toute activité humaine, la Fesse et le cul sont  :

–          CULture, bien sur avec ses diverses manifestation comme la FESSE de la musique, la FESSE du patrimoine.

–          Economie avec la spéCULation  et ses fusions amicales.

–           AgriCULture avec le développement intensif du CULcurbitacé

–          Santé avec la recherche sur le suppositoire à économie d’énergie et le trou de la SéCUL

–          Tourisme avec la découverte de CULriosités

La Fesse et le cul sont bien partout :

Dans le secteur militaro industriel qui produit une quantité impressionnante de trous de balle et aussi dans nos banlieues échauffées, où certain accusent les vauriens de la « cour des miracles » de trous du cul qu’il faut dresser en les CULpabilisant.

Dialogue de sourds dans les deux cas, selon la formule « parle à mon cul ma tête est malade ».

 

Voilà un panorama incomplet de mes connaissances sur le sujet.

Une sorte de mosaïque ou le cul n’est jamais ni tout blanc, ni tout noir, mais qui nous sauve par la jointure des deux en nous ramenant vers le centre.

Aussi, pour m’améliorer moi-même, pour approcher de la main mes rêves les plus fous, je sollicite mon entrée dans votre Confrérie.

La fesse a rempli ma vie et non l’inverse.

Pour l’imprimeur que je suis, la fesse m’a toujours fait impression, surtout lorsqu’elle est de caractère.

Je suis encore ému, comme au premier jour, lorsque je place un  Q dans la rotative pour le reproduire à de nombreux exemplaires destinés à la lecture de mes contemporains.

Je vous remercie de votre attention.




JE TENDS LA FESSE GAUCHE

Jean M.

Novembre 2006

Monsieur le Président, chers amis,

Dans quel guêpier me suis-je fourré…où cours-je, où vais-je, dans quel état j’erre, comme disait Pierre Dac, comment ai-je pu me retrouver propulsé « d’un seul coup d’un seul », chez les « taste-fesses », moi qui ai été élevé au couvent des oiseaux dans la pure tradition judéo-chrétienne, avec une liste d’interdiction de mots à prononcer, dans laquelle, bien entendu, figurait en pôle position le mot fesse, et qu’on en parlait uniquement pour citer la fessée, non pas comme pratique sexuelle voluptueuse, mais comme châtiment corporel violent et vexatoire.

A l’époque j’étais persuadé comme le disait Léo Campion que l’homme qui change l’eau en vin ne pouvait être foncièrement mauvais, et puis…je voulais vérifier si Rabelais avait raison lorsqu’il disait : « il n’y a qu’une antistrophe entre la femme folle à la messe et la femme molle de la fesse.

Enfin tout ça est de la faute au Bruontissime Christian… et vous le connaissez…comment lui résister…

D’ailleurs qui peut résister à un sage qui cite un autre sage : Tsang Tao  :

« le sillon de tes fesses est le sourire de ta vie ».

Bref, le même Bruontissime m’a cordialement prévenu en me disant : le 24 tu planches sur la fesse et il y aura du beau monde…

Moi qui suit  plutôt trouillard, de quoi me donner des hémorroïdes éternelles.

Alors, habitué à m’occuper de mes fesses, je suis venu à votre fesses-tin en les serrant et je peux vous assurer que ce soir, j’ai plutôt les fesses qui font bravo.

Rebref, je suis allé voyager sur le net, qui ne l’est pas toujours, vous savez ce qui se trouve au bout de la souris, car j’ai eu envie de vous faire une revue de fesse, et j’y ai trouvé quelques morceaux de choix…

D’abord quelques définitions :

Celle de wikipédia l’encyclopédie libre du net  qui nous apprends que fesse est dérivé du bas latin fissa ou fente ou fissure et que ce terme employé pour le sillon ou la raie s’est déplacé sur les parties de la croupe en désignant les deux lobes charnus situés en bas du dos collectivement dénommés sous le terme de derrière, croupe(pour les femmes) ou d’arrière train d’où l’histoire bien connue des cheminots, corporation dont je fais partie, de celle (ou celui) qui pête avec un string et qu’on appelle « l’arrière train sifflera trois fois ».

Je ne peux résister de citer dans la série animaux la fesse de bœuf appelée la ronde, où le site des bouchers réunis nous apprend que la ronde se compose de 3 pièces, l’intérieur de ronde, l’œil de ronde appelé la noix… et l’extérieur de ronde…mélanger les fesses et les noix, il n’y a bien que les bouchers pour pouvoir se le permettre…et puis le site de l’agence canadienne d’inspection des aliments dans son manuel de coupe de viande nous dit que pour le porc la  fesse bout jarret» est la partie de la fesse qui est séparée du jarret et du  fesse centre  par une coupe franche qui passe approximativement à angle droit par rapport à la base du corps de l’os de la fesse, extrémité distale du fémur…

Pour ceux que ça intéresse je tiens à leur disposition les définitions du «fesse bout jarret entière  de la fesse intérieur de la fesse  extérieur  de la  fesse noix , comme le bœuf…et de la fesse pointe

Mais passons   aux choses sérieuses. Figurez-vous qu’on en apprends de belles sur Internet, dans le chapitre la fesse a de l’avenir , on apprend que la mère de Sylvester Stallone, vous savez le commandant Sylvestre, madame Jacquie Stallone lit l’avenir dans les lignes du cul et assure que c’est un art ancestral de la divinologie : la rumpologie, de rump qui veut dire croupe…il suffit de lui envoyer une photo de 800 pixels de large de son cul, avec un chèque bien sûr !, peut-être qu’on pourrait faire une petite séance de prises de vue à la fin de la soirée…

Un autre chapitre, celui de l’esthétique…on apprend aussi que les fesses sont aujourd’hui le symbole de la sensualité, j’aime bien le : aujourd’hui…, et on nous propose d’être ferme sur nos fesses en leur réservant un programme tonique sur mesure avec  la fermeté maison et de nouveaux sports push-up , l’aï-chi et le kickboxing anti culotte de cheval qui font fureur aux Etats-Unis et ont détroné l’aquagym et le …full-seat qui se pratique assise sur un cube, faut déjà avoir un cube à la maison ! et des rubbers-bands, faut aussi avoir des rubbers-bands à la maison, évidemment si on n’a pas…, on va au club med gym 01.40.20.03.03…

Voilà, y’en a plein des comme ça…, on pourrait y passer la soirée et même la semaine…

Mais j’ai pitié de vous, je vous passe les implants fessiers parce que çà coûte la peau des fesses et les exercices de gym salvateurs des fesses plates ou qui s’a-fesses !

Bref de chez bref c’était mon bien modeste propos pour une initiation à laquelle je n’ai pu résister car sachez que depuis tout petit, j’ai ce réflexe incontrolé:

Lorsqu’on me frappe la fesse droite, je tends la fesse gauche…

 




BOUGRE DE FESSE

Jean Loup B.

Juin 2006

 

Honorables correspondants,

Amis de la fesse,

Incorrigibles coreligionnaires,

Atchoum *

* j’ai mis « atchoum », car dans ce type de circonstances, je préfère prévoir la présence d’un homme de petite taille, dont on dit qu’il peut sans effort mettre son nez dans les affaires des autres.

Parler de fesses sans les mains, c’est un peu comme arroser les plates-bandes d’un seul regard. Car des plates-bandes au taste-fesses, il n’y a qu’un pas, celui qui coûte.

Mais oui, me direz-vous, quoi de commun entre les plates-bandes et le taste-fesses, sinon que l’envers vaut l’endroit, que tout est dans tout, que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et réciproquement, et vice-versa et Collège de Saint-Cloud.

Car, mesdames et messieurs de la famille, vous l’aurez remarqué : plates-bandes et taste-fesses sont des noms composés. J’ai bien dit noms composés et pas des non-cons posés. Oui qu’est-ce qu’un non-con et où serait-il posé si ce n’est sur un support-chaussette ou un pince-sans-rire.

Mais revenons à notre garde-fou. Car voilà encore un exemple absurde et particulièrement intéressant. Remarquez bien, et je mets trente francs dans le nourrin :

dans taste-fesses ; taste même s’ils sont plusieurs ne prend pas d’ « s » car c’est un verbe – Au début était le verbe.

Dans taste-fesses : vous auriez écrit fesses est au pluriel car c’est un nom. Eh bien, non messieurs les assesseurs, les grammairiens les plus puristes vous l’écriront et s’il le faut, vous le feront assimiler à coups de règle en bois bien placée, dans les noms composés, le deuxième nom est au singulier. A-t-on vu un porte-drapeau avec deux nombrils, un porte-cochère s’en enfiler deux. Or, c’est vrai, un porte-jarretelles déroge, car jarretelles est au pluriel, ce qui prouve ici aussi que le bas est en haut. Et que tout est vanité ici bas.

Nous objecterons (et patapon,) aussi que fesses va donc toujours au moins par paire, et que donc fesses devrait être au pluriel, et ça c’est singulier.

On nous répondra que fesses est un nom commun. Je m’insurge : fesses doit toujours être propre., au singulier comme au pluriel. Certes, le tasteur peut n’y pas trouver son goût.

Drôle de mot que ces fesses qui en 6 lettres n’en usent que trois, F.E.S., alors qu’une paire de fesses correctement assise sur un banc d’écolier peut facilement user quelques fonds de culottes durant une scolarité.  Nous voici revenus à ces fesses posées sur un banc, à ce non-con posé. Et pourtant loin de nous, l’outrecuidance, voire la forfanterie de prétendre urbi et orbi que ce nom est plutôt con, si sa Sérénissime Flatulence, que je salue avec la déférence qui lui est due en cette qualité, me permet ce modeste écart de langage.

Nous conclurons (et re petit patapon) que j’aurais pu en dire autant du tire-fesses, du pince-fesses, qui tous autant que le taste-fesses font appel au toucher, sens admirable, « je te fais pouet pouet, tu me fais pouet pouet, on se fait pouet pouet et puis c’est tout ».

Au début était la fesse. Et encore une que n’auront pas les prussiens, comme disait mon grand-père en s’approchant d’un air lubrique, dubitatif et concupiscent  de ma pauvre mémé. Une sainte, ma mémé …




POESIES

Les Textes de JBK.

Juin 2007

SI …             de Rudgars KIPINE

Si tu peux voir réduit l’usage de ton vit

Et sans dire un seul mot te mettre à resplendir

Ou perdre tout à coup le grain de tes parties

Sans un geste et sans hétaïre

Si tu peux être amant sans être fou d’amour

Si tu peux être en forme sans trop te faire attendre

Et te sachant aimé sans aimer en retour

Pourtant baiser et être tendre

Si tu peux supporter de draguer un mariolle

Travesti comme un Dieu pour exciter Eros

Et tâtant son panier trouver des couilles molles

Sans en pâtir dans ton ego

Si tu peux être gouine avec ta partenaire

Et te faire irrumer sans perdre ton sang-froid

Si tu peux lutiner les femmes de tes frères

Mais sans en suborner plus de deux à la fois ;

Si tu peux courtiser, cajoler, compromettre

Sans devenir ni gigolo ni souteneur

Baiser, mais sans laisser le sexe être ton maître

Branler, sans n’être qu’un branleur

Si tu peux être en rut sans jamais être en rage

Si tu peux être suave et jamais impuissant

Si tu peux pédiquer ou prendre pucelage

Sans être brutal ni méchant ;

Si tu peux rencontrer fiascos après des fêtes

Et recevoir des compliments ou des affronts

Si tu peux conserver ta belle vigueur coquette

Quand tous les autres la perdront

Alors, la boud, la meuf, la blanche et la noire

Seront à tout jamais tes Vestales impies

Et ce qui vaut bien mieux pour tes amours d’un soir

Tu seras macho, mon fils. !

Et le cul dans tout ça ?

 

SI…                                         Copain co-pine

Si tu peux voir des culs , nus, sages dans ton lit

Et sans perdre un instant te mettre à les saillir,

Ou mettre tout à coup tes mains sur tes parties

Pour des gestes galants qui te feront jouir ;

Si tu peux être amant sans être troubadour ;

Si tu peux, ivre-mort, continuer à pourfendre

Et te sentant partir, préparer ton retour

Sans démâter ni condescendre ;

Si tu peux supporter de frôler la vérole,

Transportée par des queues jusque sur l’abricot

Et de sentir couler sur toi la bave molle

Sans mollir toi-même aussitôt,

Si tu peux rester digne tout en étant vulgaire

Si tu peux rester simple en pétant dans la soie ;

Et si tu peux aimer des femmes militaires

Sans espérer pour autant recevoir la Croix ;

Si tu peux gougnoter, enculer et con-mettre

Sans jamais devenir michton ou suborneur,

Baiser mais sans laisser le sexe être ton maître,

Branler sans n’être qu’un branleur ;

Si tu peux être fort sans être inébranlable,

Et suborner parfois tout en restant galant,

Si tu peux pédiquer ou prendre pucelage

Et demeurer allègre et aguichant

Si tu peux rencontrer triomphes après défaites

Et recevoir des compliments et des affronts

Si tu peux conserver ton ardeur pour la fête

Quand elle aura envie d’être sous l’édredon

Alors le croirais-tu, la jouissance et la gloire

Seraient à tout jamais tes esclaves soumis

Mais ce qui vaut bien mieux pour la fin de l’histoire,

Tu seras cocu, mon fils.

LA CIGALE ET LA FOURGUE-VIT

La Cigale ayant dragué

Un minet,

Se retrouva fort déçue

Tant la bite était menue.

Pas une seule petite érection

Malgré maintes fellations.

Elle alla chercher une pine

Chez Fourgue-vit sa voisine,

La priant de lui prêter

Quelque nœud pour subsister

Jusqu’à la passion nouvelle.

« Je n’userai, lui dit-elle,

Que du bout, foi d’animal,

Rien d’incongru ni de brutal ».

Fourgue-vit n’est pas prêteuse :

C’est là son moindre défaut.

« Que fessiez-vous le cul chaud ?

Dit-elle à cette jouisseuse.

– Ah ! Nuits et jours à tout moment

Je baisais, ne vous déplaise.

– Vous baisiez ? J’en suis fort aise :

Eh bien ! branlez-vous maintenant. »

                   LA CRAMOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE PAF

         Une cramouille vit un paf

     Qui lui sembla de belle taille.

Elle, qui n’était pas plus grosse qu’un piaf,

Racoleuse, s’étend, s’étire et s’entrebâille

     Pour avaler l’animal aguicheur

Disant: défoncez-moi, mettez-y plus d’ardeur !

– Est-ce assez ? dites-moi; n’y suis-je point encore ?

– Nenni . – M’y voici donc ? – Point du tout . – M’y voilà ?

   – Vous n’en approchez point. La chétive pécore

         S’enfila si bien qu’elle creva.

La folie vient aux gens quelque soit leur âge.

Tout clito veut grossir sous le doigt d’un branleur,

   Tout boude veut vider les couilles du baiseur,

     Et le plus petit con veut perdre pucelage .

                 LA QUENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LA MEUF

Une quenouille vit une meuf

             Au pétard de cathédrale;

     Elle, qui n’était pas plus grosse qu’un oeuf,

   Bandante, elle s’étend, s’étire et se tiraille

         Pour contenter la femelle en chaleur;

     Disant: Regardez-moi, ai-je bien la grosseur?

   Est-ce assez? dites-moi; n’y suis-je point encore

– Nenni. – M’y voici donc? – Point du tout. – M’y voilà?

     Vous n’en approchez point. La chétive claymore

             S’enfla si bien qu’elle creva .

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.

   Tout puceau veut tirer comme de grands baiseurs,

     Tout minet être pris pour un écornifleur,

     Et le plus petit vit veut prendre pucelage .

HEUREUX QUI…..par Jouiasein DU BAISAY

Heureux qui du pénis a fait un bon usage,

Ou comme celui-là qui gougnotait Ninon

Et puis l’a retournée plein de rage et passion,

Foutre entre ses nichons son reste de décharge.

Quand pourrai-je, hélas! D’un petit pucelage

Ouvrir la cheminée, et en quelle saison

Baiserai-je le cul de ma chère Suzon

Qui m’a fait le serment de tous ses avantages?

Plus me plaît de baiser un petit cul gracieux

Qu’une paire de fesse à l’air triste et grincheux,

Plus que de foutre á sec me plaît chatte câline.

Plus polir mon chinois que celui du voisin,

Plus mon petit plaisir qu’un immense chagrin,

Et plus que mes deux mains, me faire tailler la pine.

HEUREUX QUI…..             par Joséphine DU BELLAY

Heureux qui du pénis a fait un bon usage,

Ou comme celle-là qui se mit en maison

Et puis est retournée après faridondon,

Vivre avec son amant des fruits de son cuissage.

Ah! que ne puis-je, hélas! d’un petit rapiéssage

Fermer ma cheminée, et à quelque pigeon

Revendre mon hymen, comme fleur en bourgeon

Au prix d’une pucelle livrée au ramonage?

Plus me plaît un vit court qui fait monter aux cieux

Que le pal d’un Romain qui force l’entre-deux,

Plus que le gode dur me plaît la langue fine.

Plus le phallo gaulois que le triste mondain,

Plus un coup bien tiré que jeu de baise-main,

Et plus que l’art des mains, la douceur d’une pine.

HEUREUX QUI … par Onanism DU BRANLAY

Heureux qui, des pubis, a baisé avec rage,

Ou l’homme qui mêla des cons-vits les toisons,

Et puis s’est retourné après ces pâmoisons

Vivre opiniâtrement le geste de branlage.

Quand cesserai-je, hélas! á ces filles volages

D’humer les chauds minets, et en quelle saison

Polirai-je á nouveau, mon énorme tison

Qui m’est sceptre de prince, ce perceur d’avantages?

Plus me plaît cet amour dû á mes doigts précieux,

Que des cons féminins le contact licencieux,

Plus que la chatte impure me plaît ma chaude pine.

Plus la soie de mes draps que le lit des catins,

Plus mon ardent poignet que le fond d’un vagin,

Et plus que l’entre-seins, ma caresse divine.

 HEUREUX QUI . . .. par Saphique DU GOUGNAY

 Heureux le clitoris qui vit un bel ouvrage,

Ou comme celle-là qui tondit sa toison,

Pour permettre à Sapho d’attiser son tison

Et vivre plaisamment le leste gougnotage.

Quand goûterai-je, hélas! au jeu du craquettage

et de broute-minet, et en quelle occasion

Jouirai-je des joies de la con-passion

Qui est le plus charmant de tous les galandages?

Plus me plaît un mamour qu’on prétend licencieux,

Que le plus beau pénis pour les jeux amoureux,

Plus que tirer un coup me plaît faire mimine.

Plus la douce tribade que le mâle badin,

Plus le Mont de Vénus que le terrible engin,

Et plus que faire d’enfant, le bonheur d’être gouine.

HEUREUX QUI …         par Joakait QUIFLOTTAY

Heureux qui, du pénis, a fait un découpage,

Ou comme celui-là qui vendit ses roustons,

Et puis s’est retrouvé habillé d’un jupon

Pour vivre en travesti le reste de son âge

Quand pourrai-je, hélas! par un grand mariage

Fêter mon hyménée, et pour quel beau garçon

Garderai-je longtemps la pudeur d’un giron

comme une fleur à l’empesage?

Plus me plaît un phallus énorme et luxurieux,

Que le vit d’un giton gracile et doucereux,

Plus qu’être puritain jouer les Messalines.

Plus me faire enculer que faire un souper fin,

Plus tailler une plume que de rester à jeun,

Et plus faire le tapin que louper une pine.

HEUREUX QUI …         par Lemarin ENBORDAY

Heureux qui, du pénis, a fait un bon usage,

En respectant les us, coutumes et traditions,

Baisa d’abord au cul puis ensuite aux nichons

Gardant pour le dessert « l’adieu au pucelage ».

Quand reviendrai-je, hélas! vers mon petit mouillage

Gougnoter son clito, et en quelle saison

Reverrai-je le quai, où m’attend la Suzon

Assise sur la bitte en rêvant au mariage?

Plus me plaît le retour vers un con langoureux,

Que partir vers Cythère et ses jeux graveleux,

Avec un moussaillon pour toute concubine.

Plus me faire pomper qu’user de mes deux mains,

Plus l’ardeur d’une pute que le cul d’un marin,

Et plus que l’air marin, l’odeur de ma rouquine.

HEUREUX QUI …         par Jaimebien DUPRESAY

Heureux qui, du pénis, a fait un bon usage,

Ou comme celui-là qui mit un capuchon,

Puis s’en alla baiser avec fougue et passion

Sans craindre d’EM.ES.TE. le pernicieux outrage.

Quand pourrai-je, hélas! sans mettre d’habillage

User des cheminées, et en quelle saison

Rejouirai-je des joies de la vraie fellation

Qui m’est le plus subtil de tous les chipotages?

Plus me plaît le condom pour les jeux amoureux,

Que le mal des humains horrible et contagieux,

Mieux qu’avec carabin me plaît jouer de la pine.

Plus un petit béret que l’immonde venin,

Plus un joli tribart que le chancre malin,

Et plus que faire titin, mettre une brigandine.

CONTREPETERIES   Les beaux-Z’arts sont un plaisir des Dieux !

Heureux qui peut avoir des conCierges Vains,

Ou comme c’estluy-lá qui fut Lieur de CHardon

Et puis s’en est allé mettre Cœur au Bouillon

Ne pouvant á jamais se Passer de Lutins!

Que ne puis-je, hélas! Léser ce caBotin

Ou comme le plombier Souder sur un Balcon,

Puis descendre du quAI pour chercher un bidON

Et ramener á Port cent sortes de Butin !

Plus me plaît apprécier le Son de votre Cœur

Que de couper á vif les Nouilles au séCateur,

Plus Bêcher trois aLLées que des Pilliers de Mines.

Plus que grouPe Minable, trouver un Fond Curieux,

Plus coGiter sans Haine que caNard sur le Feux,

Plus que Mine á laPin, Piquer dans la colliNe !

        A BEAUmONT le VIcOMTE,

La Cote du Mont de PoTASSE est peut-être gElée,

son Don risque de s’avérer Coûteux !

           I N C A N T A T I O N

Librement inspirée par le toast porté

par Ch. BAUDELAIRE le 7 Juillet 1855

à Jeanne DUVAL dite « LA VENUS NOIRE »,

   AUJOURD’HUI, L’ESPACE EST SPLENDIDE,

   PARTONS À CHEVAL SUR LE VIN

   SANS MORS, SANS EPERON, SANS BRIDE

POUR OFFRIR A NOS FESSES UN HOMMAGE DIVIN

Je n’étais   jusqu’à présent   qu’un   obsédé   sexuel   qu’on

n’invitait guère dans les lieux de la joie fessière. J’espère

que maintenant, on ne pourra   plus se   passer de moi dans

les fessodromes de   Passy, là où   les gens   sont de   saillie.

Heureux qui d’un cul lisse a fait un bon usage,

Ou comme celui-là qui sans autre façon,

Baise indifféremment des filles, des garçons,

Des enfants des vieillards, quel que soit leur âge!

 




LE PROSE

JCT

Cet articulet demandé par mon ami Christian a surtout pour origine un aphorisme pondu après la lecture du titre d’un ouvrage paru récemment : « Le prose ».

Cela m’avait inspiré : Le ténia est un ver qui sort des proses.

Poétique sinon pataphysique, sans proses, point de poésie. L’humanité a besoin de proses.

Mais parlons un peu de ce charmant petit animal, sympathique, attachant, mais difficile à domestiquer qu’est le ténia.

Le ténia est un ver blanc.

S’il était bronzé, on aurait eu pas mal de difficultés à le déceler.

S’il était roux, ce ne serait pas un ténia mais un ver roux.

Il paraît que la constipation est généralement due à deux phénomènes :

Soit on a un ver roux, ce qui bloque tout,

soit la matière fait cale.

Le ténia est un ver rapide car si c’était un ver lent, ce serait un niaté.

Comment un prose perd ses vers ?

Et bien, le ver se débarrasse de morceaux de sa queue, ce qui me fait dire que le prose perd ses vers à l’envers.

Comment le ver arrive au prose ?

Le fait d’avaler de la viande peu cuite suffit.

Contrairement à une idée préconçue, il n’y a pas de vers dans les lentilles mais par contre il y a des lentilles en verre. Dans ce cas, si on perd ses verres, des problèmes de vision se posent.

Le ténia existe en plusieurs dimensions. Au début on prend un petit ver, les plus grands peuvent être appelés les pères vers également nommés les pères vers du trou.

Certains le nourrissent et le gardent le plus longtemps possible croyant par là faire un régime amaigrissant.

Dans son cabinet, un brillant avocat défend cette méthode,  méthode dite de « Prosper d’Evere ». Son efficacité n’est nullement garantie.

Voilà, je vous souhaite d’être prose père.

A suivre :

Le prose pet qui est le prose cri.

Comment faire du prose élitisme.




LES DEUX FONT LA PAIRE

JCM

Avril 2006

A M B R E    M A I R E

F A I T S    D E    F E S S E S

LES DEUX FONT LA PAIRE.

Un dialogue de fesses à cul

  (Opuscule culturel à deux voix)

 (Avec une estampe cunéiforme de Fesse-Lisse Sainzob)

 

Une voix céleste s’élève.

         Un fut,  deux caisses. 

Un trou au fut,  la main aux caisses.

 

Ca.             Affaisse-toi, homoncule.

JCM s’affaisse.

 Ca.              Teste tes faces.

 JCM  obtempère et se caresse voluptueusement le côté faste.

Ca.             Fais un contrepet.

JCM.                   Faste vesse.

  1. Fesse-toi fissa.

JCM fait ça.

 JCM          C’est chaude fesse.

 CA                       Maintenant, tâte-toi lentement.

 JCM se tâte à tâtons.

   CA             Festinare lentum.

 JCM récidive.

 JCM          Bis repetita.

 CA             Laisse les faits se faire.

 JCM les laisse  avec componction.

 CA             Connais-tu les mots cultes ?

 JCM          Eprouve-moi.

 Hier encore,  je fêtais la messe.

 CA             Si tu étais un personnage.

 JCM          Zazie.

 CA             Un métier.

 JCM          Sculpteur.

 CA             Une ville.

 JCM.                   Fez.

 CA             Une vocation.

 JCM          Inculte.

 CA             Une boisson.

 JCM          Un Cuba libre.

  CA             Un groupe politique.

 JCM          Le particule.

 CA             Une grosse légume.

 JCM          Une cucurbitacée.

 CA             Une glande.

 JCM          Un testicule.

 CA             Bien.  Dis-moi les mots d’humour.

 JCM                    Artemise, fille d’Ephèse, fais-moi un sacrifice.

 Tends-moi tes sacrées fesses.

 Rabelaise-moi,  ma vestale.

 Manifeste-toi.

 Infeste-moi.

 CA Fesse ce que voudras.

  Sans artifices.

 Aimable prostatique,  anime ma menoprose.

 Agite le féculent.

 Mâle pertuis,  mène-moi au déduit.

 Auriculaire comme il se doit.

 Suce mon cuberdon.

 Creuse mon cul de basse fosse.

 Explore mes diverticules.

 Feuillette mes follicules.

 Echauffe ma  culasse.

 JCM   Active ma  pompe à phynances,  mon professeur d’écus.

 Balance ma bascule.

 CA   Compte sur moi,  je serai ta banquière,  ton confesseur de prose.

 Culbute les proses statiques, mon Pineau de Charentes.

 Arrime-toi,  envers libre.

 JCM  Tu me mènes au prose,  vierge étriquée au conduit éculé.

 Ton chauve conduit m’entraîne au déduit.

 Je culmine,  ma renoncule.

 CA              Bas les pattes,  cul de jatte.

 Tes proses ne tiennent pas la biroute.

 Voie double.

 Salaud déviant.

 Tante inculte.

 Esculape sans fondement.

 Exulte mon point culminant,   festival de Cuba.

   JCM   Je serai proconsul,  pour ton cul.

  Cul terreux,  éjaculateur,  fesse-mathieu,  tape-cul.

  Je me décuplerai pour te complaire.

  Viticulteur concupiscent, tire-fesses majuscule,

 fascicule récurrent.

 Je t’acculerai aux vices.

 Je circulerai en arrière-train,  pour ausculter ta  voie immaculée.

 Chatte d’hier,  cul d’aujourd’hui.

 CA  Fais-le ,  poil de cuteur.

 Parle moins,  Confessius.

Tu t’effrites,   Mac Cain ridicule.

Tu causes,  tu causes.

C’est tout ce que tu sais faire.

 Ce jour, c’est la fesse tof.

 Ne recule plus.

 Conquiers ton matricule.

 Au travail,  Hercule.

 JCM.          Oublions les curetons.

 CA              Honorons le curare.

 JCM           Confions nos secrets.

 CA              Défions sans concurrence.

 JCM+CA  Et que la fesse commande.

 La voix céleste.

                    Laissez cul laid,

Laissez cul las.




SOUVENIRS

Franck B

26 Novembre 2004

 

Mesdames et Messieurs de cette vénérable assemblée,

 

S’il est un mot de la langue française dont le succès ne faiblit pas, dans son utilisation comme dans son imitation, c’est bien le mot « fesse », au singulier comme au pluriel. On ne compte pas, non plus, les synonymes et les expressions imagées pour le désigner. Et si nous devions à présent nous livrer à un petit exercice de surenchère syntaxique sur ce thème, nul doute que le jeu entamé durerait quelque temps avant de s’épuiser, faute de vocabulaire.

Pour ma part, je ne retiendrai qu’un terme pour vous parler ce soir, car celui-ci me renvoie à une certaine part de mon enfance.

 

Je vais aller me laver l’oignon disait mon père, quand neuf heures du soir sonnaient au clocher de l’église, signifiant ainsi au reste de la famille qu’il était sur le point d’aller se coucher et qu’auparavant il procéderait à ses ablutions intimes, postérieures et vespérales. De cette manière, il donnait le ton d’une éducation faite à la fois d’une hygiène corporelle scrupuleuse, d’un respect strict des horaires, et d’une maîtrise de la langue française qui, si elle n’était pas académique, prouvait au moins sa parfaite connaissance des synonymes pour désigner les fesses.

Aujourd’hui, puisque c’est ce qui m’amène parmi vous, j’aimerais vous parler des miennes, afin qu’il ne subsiste, entre nous, aucune ambiguïté quant à ma candidature. Je préfère vous parler franchement.

Il fut un temps, dans le clergé, et aussi dans une ancienne franc- maçonnerie, où la règle des « trois B » s’appliquait, paraît-il. Pour prétendre appartenir à l’une de ces institutions, il ne fallait être ni bègue, ni borgne, ni bancal. Ne connaissant votre confrérie que de réputation, j’ignore si cette règle s’appliqua, ou s’applique encore ici, en d’autres termes s’il y a des critères de fesses rédhibitoires où les flasques, les fondantes, et les fluettes constitueraient ici la règle des «trois F » et me tiendraient interdit de séjour parmi vous. Si cela devait être le cas, autant me le dire tout de suite.

Car je souffre malheureusement d’une minuscule tare : celle de posséder la fesse pointue.

Cette particularité héréditaire, cette coquetterie devrais-je dire, due essentiellement à la finesse de mes muscles fessiers, voire à leur absence, si elle m’a valu quelques succès au moment des foires régionales et à la fin de quelques banquets, peut être aussi vécue, au moment de l’adolescence, comme un handicap, et je voudrais en témoigner. Car quand d’autres garnements usaient leurs blue-jeans aux genoux au point de les trouer, je devais, pour ma part, me résigner à ne ramener les miens troués qu’au derrière, à force de me trémousser sur mon siège. Par la suite, à la maison, certaines chaises cannées me furent définitivement interdites d’accès pour cause de crevaisons à répétition. Le paroxysme fut atteint le jour où je défonçais totalement l’assise du magnifique fauteuil en osier ayant appartenu à la grand-mère. Ce crime de fesse majesté ne me fut jamais pardonné. Et on me condamna, à perpétuité, au tabouret de formica bleu.

Vous le voyez, j’ai passé des années bien cruelles, le plus souvent debout, ce qui finit tout de même par être un peu épuisant.

Par la suite, je suis devenu fonctionnaire. Cela aussi est épuisant. Surtout l’ennui qui va avec.

On le sait, la fonction principale du fonctionnaire, si j’ose une triple redondance, c’est d’abord  de fonctionner mais aussi d’être assis et d’attendre. Quant à moi, j’attends depuis presque trente ans. J’ai calculé : cela fait à peu près cinquante quatre mille heures à rester assis. Je vous laisse deviner le nombre de fonds de culotte et l’argent que ça représente sur le budget habillement, alors que ma carrière n’est pas encore terminée.

Rappelons-le : quel que soit le métier que l’on souhaite exercer dans l’administration, une visite médicale préalable est obligatoire avant d’appartenir à la noble institution. Cette visite, de type classique mais cependant assez complète, omet, jusqu’à présent, l’examen des fesses. D’ailleurs, il y a peut-être des praticiens dans la salle, je parle donc sous leur contrôle, il existe de nombreuses spécialités en médecine, qui permettent de parcourir, de palper ou de soigner le corps humain, zone par zone, mais aucune ne se rapporte aux fesses à proprement parler. Pourquoi ?

J’ai, pour ma part, été palpé bien des fois et en de nombreux endroits du corps au cours de ma déjà longue vie. Mais je n’ai aucun souvenir que l’on m’ait touché une seule fois les fesses pour s’assurer de leur conformité. D’ailleurs, j’ai pu le constater, ce qui intéresse d’abord les docteurs, ce sont les glandes. Toutes sortes de glandes. Il faut le savoir, la médecine est d’abord glandulaire. J’en appelle à votre mémoire personnelle comme à notre mémoire collective. Glandes salivaires, ganglions en tous genres, glandes mammaires ou génitales, j’en passe et des meilleures, la vie n’est qu’une affaire de glandes. L’expression familière, passée dans le langage commun, « avoir les glandes » en témoigne assez bien, me semble-t-il.

Quant à moi, j’ai les glandes de tout ce temps perdu. J’ai les glandes que, par négligence ou par incompétence, la médecine du travail n’ait pas dépisté, dès le départ, l’anomalie fessière dont je souffrais, ce qui m’aurait évité une erreur d’orientation professionnelle qui me vaut, aujourd’hui, tant d’années assises et inutiles.

Je devais être un homme debout. Je fus un homme assis. Erreur de casting. Je me console en me disant qu’avec l’âge on prend inévitablement du poids et de la graisse autour des muscles, ce qui devrait me procurer une vieillesse plus confortable et plus normalisée, en tout cas moins douloureuse.

Mais, je ne veux pas terminer cette confession sans revenir un peu à l’origine du mot « fesse ». La plupart d’entre vous la connaissent certainement. Que cette plupart me pardonne.

La fesse est issue du latin fissa, un pluriel ténébreux signifiant tout à la fois fesse et anus, lui-même issu de fissum qui signifie fente.

Tous ces dérivés ont donné, en français moderne, faille, fistule, fissure, fission (nucléaire), fente et, bien sûr, fesse.

On le voit, à travers toutes ces approches, il n’est pas tant question des fesses que de ce qui les sépare. Faut-il en déduire que la fesse n’a de sens qu’en fonction d’une dualité, d’un yin et d’un yang dont la fente marquerait la frontière ?

En elle-même, la fesse n’existe pas. Il lui faut un double pour exister. Une gémellité. Quelque chose comme un miroir pour la refléter.

J’ai, pour ma part, croisé bien des fentes. Etait-ce par goût, ou par simple curiosité d’explorateur ? Les fentes sont aussi des gouffres en devenir. Je suis même allé jusqu’aux États-Unis d’Amérique pour admirer la faille de San Andreas, merveille tectonique s’il en est. Je crois bien que je n’ai jamais rencontré de fracture aussi parfaite et aussi impressionnante que celle-là.

Un monde divisé en deux. Une menace. Mais aussi un équilibre.

San Andreas.

Je ne saurais dire si Andreas fut une sainte, en tout cas celle que je connus quelques temps possédait la faille la plus accueillante que je rencontrai. J’en garde la plus belle secousse sismique, 6, 3 sur l’échelle de Richter. Elle habitait Belleville et n’avait que vingt ans. Je n’en avais pas plus et je l’aimais déjà.

Merci.