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TYPOGRAPHIE DE LA FESSE

Bonsoir à tous, amies et amis de la vénérable confrérie du Taste Fesses.

En préliminaire, je vous demande la plus grande indulgence et surtout de n’avoir aucune méprise ni interprétation tendancieuse de mes propos.

Me voilà, modeste impétrant, chargé d’une grande mission : Défendre le Fesse, ce qui me sied bien (ce qui n’a rien à voir avec séant).

Nous vivons une grande époque de notre civilisation dont les fondements sont ébranlés par la mondialisation.

Aussi, j’ai entrepris une recherche approfondie, digne d’un doctorat d’arrière-train.

Certes, j’étais un peu dans la lune mais je suis revenu par derrière.

Nous allons donc examiner les polices du monde, celles qui n’ont rien à voir avec le panier que l’on a quelquefois au derche, surtout si on a fumé un pétard…

Venons-en à la noix du sujet.

J’ai étudié de façon profonde, la typographie, à ne pas confondre avec la topographie, typographie qui englobe (ça commence bien) le style visuel des caractères d’écriture mais aussi leur taille et leur graisse. Vous me suivez ? Nous y sommes…

Donc, dans toutes les langues, observons comment, de façon suggestive, les fesses sont représentées.

Pour cette étude mondiale, de la plus haute veine, prenons comme premier exemple, évidemment la France.

Dans le document que je vous présente, vous remarquerez immédiatement la forme marquée en rose, bien sûr ! du double S dont les rondeurs et la graisse déliées leur confère une élégance bien digne de notre réputation d’avoir de beaux troufignons.

Je vous épargne l’anglais dont le mot « buttock », ce qui comme chacun sait veut dire fesse en anglais, n’a aucun sens mais c’est sans importance venant des butors.

Allons à l’économie avec le Yiddish. Là nous observons dans tous les caractères, de la courbe, la croupe est bien formée, bien qu’anguleuse. Le doublon est bien respecté.

Pour le Grec, les choses se présentant mal, le tout est un peu disloqué, à force sans doute d’aller se faire voir… Ils n’ont pas réussi à tout remettre dans l’ordre !

Ah l’Arabe ! là je suis resté perplexe… C’est un peu courbé mais surtout il ne faut rien montrer, un point c’est tout… mais on en pense pas moins !

Voyons maintenant le Turc, là, c’est franc, direct, massif et en plus, il y a erreur car l’endroit vaut l’envers. Il doit y avoir une arrière-pensée…

Le Russe est à la mode pour nos dirigeants politiques ; il n’y a là pas grand-chose à dire. Les courbes sont frileuses, cela ressemble à un train, pourtant habituellement ils ne manquent pas de culot !

N’oublions pas l’Afrique avec un échantillon Malawi, sans commentaire, pourtant ils ont de beaux spécimens de postérieurs…

Bientôt l’Orient, avec d’abord l’Hindi, voyons le rond bien présent avec plusieurs modèles : du rond court, du rond large et du rond rebondi, tout un programme de Kamasutra !

La perle arrive et là, franchement, j’ai été bluffé, par le Pradesh, provinces bien connues d’Inde centrale.

Voyez cette merveille, évoquant les plus grandioses brioches ; il y a la forme et le fond (à ne pas confondre avec le fion)

Mais j’ai trouvé aussi bien, en différent, avec le Congalais.

Alors là ça roule de droite à gauche, on est submergé ! tous les caractères ressemblent à des oignons.

Quittons en fon nos origines indo-européennes pour atteindre l’Asie, la Chine … eh bien, même avec  1300000000 de chinois, il n’y a rien à voir, tout est rectiligne, ponctué en toute fin par un cul bas !

 

Me voilà arrivé au terme de cette étude exhaustive de la Fesse à travers le monde de l’écriture. Il faut bien reconnaître que tous les pays, attentifs à une représentation subjective, ont essayé à leur manière de la traduire.

Je pense que, fi des potins (et non des popotins) la Fesse Française, bien équilibrée, distinguée, pour ne pas dire sublime, est la meilleure…

Et même selon Saint Luc, disons en latin fissa et c’est là que je m’arrête fissa, au bord  de la fente !