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JUIN 2007

JUIN 2007

Chevaliers, Chevalières,

Hautes Fessières, Hauts Fessiers,

Grands Officiers et Grandes Officières,

Sérénissime Grand Maître

 

Cette cérémonie fesse-tive va voir trois  nouveaux impétrants, profanes et néophytes être initiés aux plaisirs de la Fesse.

Aujourd’hui, c’est le Docteur Fu Manchu qui va donner ses conclusions quant à la réception dans la Confrérie. On peut dire que ce soir, on a gagné à la Loterie : un dentiste phallocrate, un photographe voyeur et un syndicaliste cul-béni. C’est vraiment le gros lot !

Je leur poserais donc la question rituelle :

Aux tréfonds de leurs consciences, peuvent-ils nous assurer qu’ils n’ont jamais blasphémé sur la sainte –Fesse ? L’ont-ils toujours honoré comme le prescrivent les saintes écritures du Bienheureux et sanctifié Léo Campion ?

Il faudra bien que ces mécréants répondent à ces questions qui taraudent l’Humanité depuis longtemps. Autant le dire, nous n’accepterons aucun faux-fuyant, car la Fesse, par-dessus tout, mérite la franchise. Une bonne main franche au panier et pas de ces palpations sournoises, volées dans un métro bondé. Droit au but et non pas doigt au fut !

Je serais intransigeant, car je suis Fux Manchu. Et moi, le Cul je connais et je pratique. Il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie, j’ai appris l’art du Cul-Poncture à l’Ecole du grand Con-Fucius. Autant dire que pour moi, la fesse c’est peut-être de l’Hébreu, mais ce n’est pas du chinois.

Et quand je pratique le Cul-Poncture, car en cette matière, je suis croyant et pratiquant ; je ne suis pas à prendre avec des baguettes.  Cette discipline, hautement médicale, est l’art d’utiliser les points nerveux pour soigner le patient. Or, un bon massage fessier vous met de joyeuse humeur pour toute la journée. La fesse est donc originaire de Chine, et il ne faut jamais arriver à pied par la Chine, surtout quand a le choix dans la date. Les chinois ont toujours été amateurs de calendriers.

Revenons à nos trois néophytes. Si vous êtes acceptés, ce qui m’étonnerait. Si vous survivez aux terribles épreuves qui ont fait reculé tant de profanes, ce qui m’étonnerait encore plus. Alors, vous serez dignes d’être un Chevalier du Taste-fesses. Notre Chevalerie est un sacerdoce, une mission, pour tout dire un ministère !

Et en parlant de ministère, on est bien passé de la fracture sociale à la rupture tranquille. Toujours pas de ministre du Cul, pas même un secrétariat d’Etat. Dimanche, nous devrons le dire dans les burnes électorales… Il faut dire aussi que dans ce gouvernement, ce ne sont pas les faux culs qui manquent.

Il va falloir donc agir et vite contre ce manquement au devoir sacré de la fesse. Et vous les néophytes, je le dis sans ambages, avec force et vigueur : Soyez ministres de la Fesse. Glorifiez là en toute circonstance. Ne soyez pas sinistres du Cul. Et n’hésitez pas à aller à la conquête de l’Asie mystérieuse. Car on n’est jamais ASIE que sur son Cul disait Montaigne. Et si d’aventure, il vous arriverait des mésaventures, rappelez-vous ce que disait Léo Campion : «  Il faut mieux toujours donner que recevoir, notamment les coups de pieds au cul».

Alors, au travail, Chevalières et Chevaliers !

Que le fesse-tin commence !

 

Christian Eyschen

Grand Inquisiteur de la Confrérie des Chevaliers du taste-Fesses