JE TENDS LA FESSE GAUCHE

Jean M.

Novembre 2006

Monsieur le Président, chers amis,

Dans quel guêpier me suis-je fourré…où cours-je, où vais-je, dans quel état j’erre, comme disait Pierre Dac, comment ai-je pu me retrouver propulsé « d’un seul coup d’un seul », chez les « taste-fesses », moi qui ai été élevé au couvent des oiseaux dans la pure tradition judéo-chrétienne, avec une liste d’interdiction de mots à prononcer, dans laquelle, bien entendu, figurait en pôle position le mot fesse, et qu’on en parlait uniquement pour citer la fessée, non pas comme pratique sexuelle voluptueuse, mais comme châtiment corporel violent et vexatoire.

A l’époque j’étais persuadé comme le disait Léo Campion que l’homme qui change l’eau en vin ne pouvait être foncièrement mauvais, et puis…je voulais vérifier si Rabelais avait raison lorsqu’il disait : « il n’y a qu’une antistrophe entre la femme folle à la messe et la femme molle de la fesse.

Enfin tout ça est de la faute au Bruontissime Christian… et vous le connaissez…comment lui résister…

D’ailleurs qui peut résister à un sage qui cite un autre sage : Tsang Tao  :

« le sillon de tes fesses est le sourire de ta vie ».

Bref, le même Bruontissime m’a cordialement prévenu en me disant : le 24 tu planches sur la fesse et il y aura du beau monde…

Moi qui suit  plutôt trouillard, de quoi me donner des hémorroïdes éternelles.

Alors, habitué à m’occuper de mes fesses, je suis venu à votre fesses-tin en les serrant et je peux vous assurer que ce soir, j’ai plutôt les fesses qui font bravo.

Rebref, je suis allé voyager sur le net, qui ne l’est pas toujours, vous savez ce qui se trouve au bout de la souris, car j’ai eu envie de vous faire une revue de fesse, et j’y ai trouvé quelques morceaux de choix…

D’abord quelques définitions :

Celle de wikipédia l’encyclopédie libre du net  qui nous apprends que fesse est dérivé du bas latin fissa ou fente ou fissure et que ce terme employé pour le sillon ou la raie s’est déplacé sur les parties de la croupe en désignant les deux lobes charnus situés en bas du dos collectivement dénommés sous le terme de derrière, croupe(pour les femmes) ou d’arrière train d’où l’histoire bien connue des cheminots, corporation dont je fais partie, de celle (ou celui) qui pête avec un string et qu’on appelle « l’arrière train sifflera trois fois ».

Je ne peux résister de citer dans la série animaux la fesse de bœuf appelée la ronde, où le site des bouchers réunis nous apprend que la ronde se compose de 3 pièces, l’intérieur de ronde, l’œil de ronde appelé la noix… et l’extérieur de ronde…mélanger les fesses et les noix, il n’y a bien que les bouchers pour pouvoir se le permettre…et puis le site de l’agence canadienne d’inspection des aliments dans son manuel de coupe de viande nous dit que pour le porc la  fesse bout jarret» est la partie de la fesse qui est séparée du jarret et du  fesse centre  par une coupe franche qui passe approximativement à angle droit par rapport à la base du corps de l’os de la fesse, extrémité distale du fémur…

Pour ceux que ça intéresse je tiens à leur disposition les définitions du «fesse bout jarret entière  de la fesse intérieur de la fesse  extérieur  de la  fesse noix , comme le bœuf…et de la fesse pointe

Mais passons   aux choses sérieuses. Figurez-vous qu’on en apprends de belles sur Internet, dans le chapitre la fesse a de l’avenir , on apprend que la mère de Sylvester Stallone, vous savez le commandant Sylvestre, madame Jacquie Stallone lit l’avenir dans les lignes du cul et assure que c’est un art ancestral de la divinologie : la rumpologie, de rump qui veut dire croupe…il suffit de lui envoyer une photo de 800 pixels de large de son cul, avec un chèque bien sûr !, peut-être qu’on pourrait faire une petite séance de prises de vue à la fin de la soirée…

Un autre chapitre, celui de l’esthétique…on apprend aussi que les fesses sont aujourd’hui le symbole de la sensualité, j’aime bien le : aujourd’hui…, et on nous propose d’être ferme sur nos fesses en leur réservant un programme tonique sur mesure avec  la fermeté maison et de nouveaux sports push-up , l’aï-chi et le kickboxing anti culotte de cheval qui font fureur aux Etats-Unis et ont détroné l’aquagym et le …full-seat qui se pratique assise sur un cube, faut déjà avoir un cube à la maison ! et des rubbers-bands, faut aussi avoir des rubbers-bands à la maison, évidemment si on n’a pas…, on va au club med gym 01.40.20.03.03…

Voilà, y’en a plein des comme ça…, on pourrait y passer la soirée et même la semaine…

Mais j’ai pitié de vous, je vous passe les implants fessiers parce que çà coûte la peau des fesses et les exercices de gym salvateurs des fesses plates ou qui s’a-fesses !

Bref de chez bref c’était mon bien modeste propos pour une initiation à laquelle je n’ai pu résister car sachez que depuis tout petit, j’ai ce réflexe incontrolé:

Lorsqu’on me frappe la fesse droite, je tends la fesse gauche…

 




BOUGRE DE FESSE

Jean Loup B.

Juin 2006

 

Honorables correspondants,

Amis de la fesse,

Incorrigibles coreligionnaires,

Atchoum *

* j’ai mis « atchoum », car dans ce type de circonstances, je préfère prévoir la présence d’un homme de petite taille, dont on dit qu’il peut sans effort mettre son nez dans les affaires des autres.

Parler de fesses sans les mains, c’est un peu comme arroser les plates-bandes d’un seul regard. Car des plates-bandes au taste-fesses, il n’y a qu’un pas, celui qui coûte.

Mais oui, me direz-vous, quoi de commun entre les plates-bandes et le taste-fesses, sinon que l’envers vaut l’endroit, que tout est dans tout, que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et réciproquement, et vice-versa et Collège de Saint-Cloud.

Car, mesdames et messieurs de la famille, vous l’aurez remarqué : plates-bandes et taste-fesses sont des noms composés. J’ai bien dit noms composés et pas des non-cons posés. Oui qu’est-ce qu’un non-con et où serait-il posé si ce n’est sur un support-chaussette ou un pince-sans-rire.

Mais revenons à notre garde-fou. Car voilà encore un exemple absurde et particulièrement intéressant. Remarquez bien, et je mets trente francs dans le nourrin :

dans taste-fesses ; taste même s’ils sont plusieurs ne prend pas d’ « s » car c’est un verbe – Au début était le verbe.

Dans taste-fesses : vous auriez écrit fesses est au pluriel car c’est un nom. Eh bien, non messieurs les assesseurs, les grammairiens les plus puristes vous l’écriront et s’il le faut, vous le feront assimiler à coups de règle en bois bien placée, dans les noms composés, le deuxième nom est au singulier. A-t-on vu un porte-drapeau avec deux nombrils, un porte-cochère s’en enfiler deux. Or, c’est vrai, un porte-jarretelles déroge, car jarretelles est au pluriel, ce qui prouve ici aussi que le bas est en haut. Et que tout est vanité ici bas.

Nous objecterons (et patapon,) aussi que fesses va donc toujours au moins par paire, et que donc fesses devrait être au pluriel, et ça c’est singulier.

On nous répondra que fesses est un nom commun. Je m’insurge : fesses doit toujours être propre., au singulier comme au pluriel. Certes, le tasteur peut n’y pas trouver son goût.

Drôle de mot que ces fesses qui en 6 lettres n’en usent que trois, F.E.S., alors qu’une paire de fesses correctement assise sur un banc d’écolier peut facilement user quelques fonds de culottes durant une scolarité.  Nous voici revenus à ces fesses posées sur un banc, à ce non-con posé. Et pourtant loin de nous, l’outrecuidance, voire la forfanterie de prétendre urbi et orbi que ce nom est plutôt con, si sa Sérénissime Flatulence, que je salue avec la déférence qui lui est due en cette qualité, me permet ce modeste écart de langage.

Nous conclurons (et re petit patapon) que j’aurais pu en dire autant du tire-fesses, du pince-fesses, qui tous autant que le taste-fesses font appel au toucher, sens admirable, « je te fais pouet pouet, tu me fais pouet pouet, on se fait pouet pouet et puis c’est tout ».

Au début était la fesse. Et encore une que n’auront pas les prussiens, comme disait mon grand-père en s’approchant d’un air lubrique, dubitatif et concupiscent  de ma pauvre mémé. Une sainte, ma mémé …




POESIES

Les Textes de JBK.

Juin 2007

SI …             de Rudgars KIPINE

Si tu peux voir réduit l’usage de ton vit

Et sans dire un seul mot te mettre à resplendir

Ou perdre tout à coup le grain de tes parties

Sans un geste et sans hétaïre

Si tu peux être amant sans être fou d’amour

Si tu peux être en forme sans trop te faire attendre

Et te sachant aimé sans aimer en retour

Pourtant baiser et être tendre

Si tu peux supporter de draguer un mariolle

Travesti comme un Dieu pour exciter Eros

Et tâtant son panier trouver des couilles molles

Sans en pâtir dans ton ego

Si tu peux être gouine avec ta partenaire

Et te faire irrumer sans perdre ton sang-froid

Si tu peux lutiner les femmes de tes frères

Mais sans en suborner plus de deux à la fois ;

Si tu peux courtiser, cajoler, compromettre

Sans devenir ni gigolo ni souteneur

Baiser, mais sans laisser le sexe être ton maître

Branler, sans n’être qu’un branleur

Si tu peux être en rut sans jamais être en rage

Si tu peux être suave et jamais impuissant

Si tu peux pédiquer ou prendre pucelage

Sans être brutal ni méchant ;

Si tu peux rencontrer fiascos après des fêtes

Et recevoir des compliments ou des affronts

Si tu peux conserver ta belle vigueur coquette

Quand tous les autres la perdront

Alors, la boud, la meuf, la blanche et la noire

Seront à tout jamais tes Vestales impies

Et ce qui vaut bien mieux pour tes amours d’un soir

Tu seras macho, mon fils. !

Et le cul dans tout ça ?

 

SI…                                         Copain co-pine

Si tu peux voir des culs , nus, sages dans ton lit

Et sans perdre un instant te mettre à les saillir,

Ou mettre tout à coup tes mains sur tes parties

Pour des gestes galants qui te feront jouir ;

Si tu peux être amant sans être troubadour ;

Si tu peux, ivre-mort, continuer à pourfendre

Et te sentant partir, préparer ton retour

Sans démâter ni condescendre ;

Si tu peux supporter de frôler la vérole,

Transportée par des queues jusque sur l’abricot

Et de sentir couler sur toi la bave molle

Sans mollir toi-même aussitôt,

Si tu peux rester digne tout en étant vulgaire

Si tu peux rester simple en pétant dans la soie ;

Et si tu peux aimer des femmes militaires

Sans espérer pour autant recevoir la Croix ;

Si tu peux gougnoter, enculer et con-mettre

Sans jamais devenir michton ou suborneur,

Baiser mais sans laisser le sexe être ton maître,

Branler sans n’être qu’un branleur ;

Si tu peux être fort sans être inébranlable,

Et suborner parfois tout en restant galant,

Si tu peux pédiquer ou prendre pucelage

Et demeurer allègre et aguichant

Si tu peux rencontrer triomphes après défaites

Et recevoir des compliments et des affronts

Si tu peux conserver ton ardeur pour la fête

Quand elle aura envie d’être sous l’édredon

Alors le croirais-tu, la jouissance et la gloire

Seraient à tout jamais tes esclaves soumis

Mais ce qui vaut bien mieux pour la fin de l’histoire,

Tu seras cocu, mon fils.

LA CIGALE ET LA FOURGUE-VIT

La Cigale ayant dragué

Un minet,

Se retrouva fort déçue

Tant la bite était menue.

Pas une seule petite érection

Malgré maintes fellations.

Elle alla chercher une pine

Chez Fourgue-vit sa voisine,

La priant de lui prêter

Quelque nœud pour subsister

Jusqu’à la passion nouvelle.

« Je n’userai, lui dit-elle,

Que du bout, foi d’animal,

Rien d’incongru ni de brutal ».

Fourgue-vit n’est pas prêteuse :

C’est là son moindre défaut.

« Que fessiez-vous le cul chaud ?

Dit-elle à cette jouisseuse.

– Ah ! Nuits et jours à tout moment

Je baisais, ne vous déplaise.

– Vous baisiez ? J’en suis fort aise :

Eh bien ! branlez-vous maintenant. »

                   LA CRAMOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE PAF

         Une cramouille vit un paf

     Qui lui sembla de belle taille.

Elle, qui n’était pas plus grosse qu’un piaf,

Racoleuse, s’étend, s’étire et s’entrebâille

     Pour avaler l’animal aguicheur

Disant: défoncez-moi, mettez-y plus d’ardeur !

– Est-ce assez ? dites-moi; n’y suis-je point encore ?

– Nenni . – M’y voici donc ? – Point du tout . – M’y voilà ?

   – Vous n’en approchez point. La chétive pécore

         S’enfila si bien qu’elle creva.

La folie vient aux gens quelque soit leur âge.

Tout clito veut grossir sous le doigt d’un branleur,

   Tout boude veut vider les couilles du baiseur,

     Et le plus petit con veut perdre pucelage .

                 LA QUENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LA MEUF

Une quenouille vit une meuf

             Au pétard de cathédrale;

     Elle, qui n’était pas plus grosse qu’un oeuf,

   Bandante, elle s’étend, s’étire et se tiraille

         Pour contenter la femelle en chaleur;

     Disant: Regardez-moi, ai-je bien la grosseur?

   Est-ce assez? dites-moi; n’y suis-je point encore

– Nenni. – M’y voici donc? – Point du tout. – M’y voilà?

     Vous n’en approchez point. La chétive claymore

             S’enfla si bien qu’elle creva .

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.

   Tout puceau veut tirer comme de grands baiseurs,

     Tout minet être pris pour un écornifleur,

     Et le plus petit vit veut prendre pucelage .

HEUREUX QUI…..par Jouiasein DU BAISAY

Heureux qui du pénis a fait un bon usage,

Ou comme celui-là qui gougnotait Ninon

Et puis l’a retournée plein de rage et passion,

Foutre entre ses nichons son reste de décharge.

Quand pourrai-je, hélas! D’un petit pucelage

Ouvrir la cheminée, et en quelle saison

Baiserai-je le cul de ma chère Suzon

Qui m’a fait le serment de tous ses avantages?

Plus me plaît de baiser un petit cul gracieux

Qu’une paire de fesse à l’air triste et grincheux,

Plus que de foutre á sec me plaît chatte câline.

Plus polir mon chinois que celui du voisin,

Plus mon petit plaisir qu’un immense chagrin,

Et plus que mes deux mains, me faire tailler la pine.

HEUREUX QUI…..             par Joséphine DU BELLAY

Heureux qui du pénis a fait un bon usage,

Ou comme celle-là qui se mit en maison

Et puis est retournée après faridondon,

Vivre avec son amant des fruits de son cuissage.

Ah! que ne puis-je, hélas! d’un petit rapiéssage

Fermer ma cheminée, et à quelque pigeon

Revendre mon hymen, comme fleur en bourgeon

Au prix d’une pucelle livrée au ramonage?

Plus me plaît un vit court qui fait monter aux cieux

Que le pal d’un Romain qui force l’entre-deux,

Plus que le gode dur me plaît la langue fine.

Plus le phallo gaulois que le triste mondain,

Plus un coup bien tiré que jeu de baise-main,

Et plus que l’art des mains, la douceur d’une pine.

HEUREUX QUI … par Onanism DU BRANLAY

Heureux qui, des pubis, a baisé avec rage,

Ou l’homme qui mêla des cons-vits les toisons,

Et puis s’est retourné après ces pâmoisons

Vivre opiniâtrement le geste de branlage.

Quand cesserai-je, hélas! á ces filles volages

D’humer les chauds minets, et en quelle saison

Polirai-je á nouveau, mon énorme tison

Qui m’est sceptre de prince, ce perceur d’avantages?

Plus me plaît cet amour dû á mes doigts précieux,

Que des cons féminins le contact licencieux,

Plus que la chatte impure me plaît ma chaude pine.

Plus la soie de mes draps que le lit des catins,

Plus mon ardent poignet que le fond d’un vagin,

Et plus que l’entre-seins, ma caresse divine.

 HEUREUX QUI . . .. par Saphique DU GOUGNAY

 Heureux le clitoris qui vit un bel ouvrage,

Ou comme celle-là qui tondit sa toison,

Pour permettre à Sapho d’attiser son tison

Et vivre plaisamment le leste gougnotage.

Quand goûterai-je, hélas! au jeu du craquettage

et de broute-minet, et en quelle occasion

Jouirai-je des joies de la con-passion

Qui est le plus charmant de tous les galandages?

Plus me plaît un mamour qu’on prétend licencieux,

Que le plus beau pénis pour les jeux amoureux,

Plus que tirer un coup me plaît faire mimine.

Plus la douce tribade que le mâle badin,

Plus le Mont de Vénus que le terrible engin,

Et plus que faire d’enfant, le bonheur d’être gouine.

HEUREUX QUI …         par Joakait QUIFLOTTAY

Heureux qui, du pénis, a fait un découpage,

Ou comme celui-là qui vendit ses roustons,

Et puis s’est retrouvé habillé d’un jupon

Pour vivre en travesti le reste de son âge

Quand pourrai-je, hélas! par un grand mariage

Fêter mon hyménée, et pour quel beau garçon

Garderai-je longtemps la pudeur d’un giron

comme une fleur à l’empesage?

Plus me plaît un phallus énorme et luxurieux,

Que le vit d’un giton gracile et doucereux,

Plus qu’être puritain jouer les Messalines.

Plus me faire enculer que faire un souper fin,

Plus tailler une plume que de rester à jeun,

Et plus faire le tapin que louper une pine.

HEUREUX QUI …         par Lemarin ENBORDAY

Heureux qui, du pénis, a fait un bon usage,

En respectant les us, coutumes et traditions,

Baisa d’abord au cul puis ensuite aux nichons

Gardant pour le dessert « l’adieu au pucelage ».

Quand reviendrai-je, hélas! vers mon petit mouillage

Gougnoter son clito, et en quelle saison

Reverrai-je le quai, où m’attend la Suzon

Assise sur la bitte en rêvant au mariage?

Plus me plaît le retour vers un con langoureux,

Que partir vers Cythère et ses jeux graveleux,

Avec un moussaillon pour toute concubine.

Plus me faire pomper qu’user de mes deux mains,

Plus l’ardeur d’une pute que le cul d’un marin,

Et plus que l’air marin, l’odeur de ma rouquine.

HEUREUX QUI …         par Jaimebien DUPRESAY

Heureux qui, du pénis, a fait un bon usage,

Ou comme celui-là qui mit un capuchon,

Puis s’en alla baiser avec fougue et passion

Sans craindre d’EM.ES.TE. le pernicieux outrage.

Quand pourrai-je, hélas! sans mettre d’habillage

User des cheminées, et en quelle saison

Rejouirai-je des joies de la vraie fellation

Qui m’est le plus subtil de tous les chipotages?

Plus me plaît le condom pour les jeux amoureux,

Que le mal des humains horrible et contagieux,

Mieux qu’avec carabin me plaît jouer de la pine.

Plus un petit béret que l’immonde venin,

Plus un joli tribart que le chancre malin,

Et plus que faire titin, mettre une brigandine.

CONTREPETERIES   Les beaux-Z’arts sont un plaisir des Dieux !

Heureux qui peut avoir des conCierges Vains,

Ou comme c’estluy-lá qui fut Lieur de CHardon

Et puis s’en est allé mettre Cœur au Bouillon

Ne pouvant á jamais se Passer de Lutins!

Que ne puis-je, hélas! Léser ce caBotin

Ou comme le plombier Souder sur un Balcon,

Puis descendre du quAI pour chercher un bidON

Et ramener á Port cent sortes de Butin !

Plus me plaît apprécier le Son de votre Cœur

Que de couper á vif les Nouilles au séCateur,

Plus Bêcher trois aLLées que des Pilliers de Mines.

Plus que grouPe Minable, trouver un Fond Curieux,

Plus coGiter sans Haine que caNard sur le Feux,

Plus que Mine á laPin, Piquer dans la colliNe !

        A BEAUmONT le VIcOMTE,

La Cote du Mont de PoTASSE est peut-être gElée,

son Don risque de s’avérer Coûteux !

           I N C A N T A T I O N

Librement inspirée par le toast porté

par Ch. BAUDELAIRE le 7 Juillet 1855

à Jeanne DUVAL dite « LA VENUS NOIRE »,

   AUJOURD’HUI, L’ESPACE EST SPLENDIDE,

   PARTONS À CHEVAL SUR LE VIN

   SANS MORS, SANS EPERON, SANS BRIDE

POUR OFFRIR A NOS FESSES UN HOMMAGE DIVIN

Je n’étais   jusqu’à présent   qu’un   obsédé   sexuel   qu’on

n’invitait guère dans les lieux de la joie fessière. J’espère

que maintenant, on ne pourra   plus se   passer de moi dans

les fessodromes de   Passy, là où   les gens   sont de   saillie.

Heureux qui d’un cul lisse a fait un bon usage,

Ou comme celui-là qui sans autre façon,

Baise indifféremment des filles, des garçons,

Des enfants des vieillards, quel que soit leur âge!

 




LE PROSE

JCT

Cet articulet demandé par mon ami Christian a surtout pour origine un aphorisme pondu après la lecture du titre d’un ouvrage paru récemment : « Le prose ».

Cela m’avait inspiré : Le ténia est un ver qui sort des proses.

Poétique sinon pataphysique, sans proses, point de poésie. L’humanité a besoin de proses.

Mais parlons un peu de ce charmant petit animal, sympathique, attachant, mais difficile à domestiquer qu’est le ténia.

Le ténia est un ver blanc.

S’il était bronzé, on aurait eu pas mal de difficultés à le déceler.

S’il était roux, ce ne serait pas un ténia mais un ver roux.

Il paraît que la constipation est généralement due à deux phénomènes :

Soit on a un ver roux, ce qui bloque tout,

soit la matière fait cale.

Le ténia est un ver rapide car si c’était un ver lent, ce serait un niaté.

Comment un prose perd ses vers ?

Et bien, le ver se débarrasse de morceaux de sa queue, ce qui me fait dire que le prose perd ses vers à l’envers.

Comment le ver arrive au prose ?

Le fait d’avaler de la viande peu cuite suffit.

Contrairement à une idée préconçue, il n’y a pas de vers dans les lentilles mais par contre il y a des lentilles en verre. Dans ce cas, si on perd ses verres, des problèmes de vision se posent.

Le ténia existe en plusieurs dimensions. Au début on prend un petit ver, les plus grands peuvent être appelés les pères vers également nommés les pères vers du trou.

Certains le nourrissent et le gardent le plus longtemps possible croyant par là faire un régime amaigrissant.

Dans son cabinet, un brillant avocat défend cette méthode,  méthode dite de « Prosper d’Evere ». Son efficacité n’est nullement garantie.

Voilà, je vous souhaite d’être prose père.

A suivre :

Le prose pet qui est le prose cri.

Comment faire du prose élitisme.




LES DEUX FONT LA PAIRE

JCM

Avril 2006

A M B R E    M A I R E

F A I T S    D E    F E S S E S

LES DEUX FONT LA PAIRE.

Un dialogue de fesses à cul

  (Opuscule culturel à deux voix)

 (Avec une estampe cunéiforme de Fesse-Lisse Sainzob)

 

Une voix céleste s’élève.

         Un fut,  deux caisses. 

Un trou au fut,  la main aux caisses.

 

Ca.             Affaisse-toi, homoncule.

JCM s’affaisse.

 Ca.              Teste tes faces.

 JCM  obtempère et se caresse voluptueusement le côté faste.

Ca.             Fais un contrepet.

JCM.                   Faste vesse.

  1. Fesse-toi fissa.

JCM fait ça.

 JCM          C’est chaude fesse.

 CA                       Maintenant, tâte-toi lentement.

 JCM se tâte à tâtons.

   CA             Festinare lentum.

 JCM récidive.

 JCM          Bis repetita.

 CA             Laisse les faits se faire.

 JCM les laisse  avec componction.

 CA             Connais-tu les mots cultes ?

 JCM          Eprouve-moi.

 Hier encore,  je fêtais la messe.

 CA             Si tu étais un personnage.

 JCM          Zazie.

 CA             Un métier.

 JCM          Sculpteur.

 CA             Une ville.

 JCM.                   Fez.

 CA             Une vocation.

 JCM          Inculte.

 CA             Une boisson.

 JCM          Un Cuba libre.

  CA             Un groupe politique.

 JCM          Le particule.

 CA             Une grosse légume.

 JCM          Une cucurbitacée.

 CA             Une glande.

 JCM          Un testicule.

 CA             Bien.  Dis-moi les mots d’humour.

 JCM                    Artemise, fille d’Ephèse, fais-moi un sacrifice.

 Tends-moi tes sacrées fesses.

 Rabelaise-moi,  ma vestale.

 Manifeste-toi.

 Infeste-moi.

 CA Fesse ce que voudras.

  Sans artifices.

 Aimable prostatique,  anime ma menoprose.

 Agite le féculent.

 Mâle pertuis,  mène-moi au déduit.

 Auriculaire comme il se doit.

 Suce mon cuberdon.

 Creuse mon cul de basse fosse.

 Explore mes diverticules.

 Feuillette mes follicules.

 Echauffe ma  culasse.

 JCM   Active ma  pompe à phynances,  mon professeur d’écus.

 Balance ma bascule.

 CA   Compte sur moi,  je serai ta banquière,  ton confesseur de prose.

 Culbute les proses statiques, mon Pineau de Charentes.

 Arrime-toi,  envers libre.

 JCM  Tu me mènes au prose,  vierge étriquée au conduit éculé.

 Ton chauve conduit m’entraîne au déduit.

 Je culmine,  ma renoncule.

 CA              Bas les pattes,  cul de jatte.

 Tes proses ne tiennent pas la biroute.

 Voie double.

 Salaud déviant.

 Tante inculte.

 Esculape sans fondement.

 Exulte mon point culminant,   festival de Cuba.

   JCM   Je serai proconsul,  pour ton cul.

  Cul terreux,  éjaculateur,  fesse-mathieu,  tape-cul.

  Je me décuplerai pour te complaire.

  Viticulteur concupiscent, tire-fesses majuscule,

 fascicule récurrent.

 Je t’acculerai aux vices.

 Je circulerai en arrière-train,  pour ausculter ta  voie immaculée.

 Chatte d’hier,  cul d’aujourd’hui.

 CA  Fais-le ,  poil de cuteur.

 Parle moins,  Confessius.

Tu t’effrites,   Mac Cain ridicule.

Tu causes,  tu causes.

C’est tout ce que tu sais faire.

 Ce jour, c’est la fesse tof.

 Ne recule plus.

 Conquiers ton matricule.

 Au travail,  Hercule.

 JCM.          Oublions les curetons.

 CA              Honorons le curare.

 JCM           Confions nos secrets.

 CA              Défions sans concurrence.

 JCM+CA  Et que la fesse commande.

 La voix céleste.

                    Laissez cul laid,

Laissez cul las.




SOUVENIRS

Franck B

26 Novembre 2004

 

Mesdames et Messieurs de cette vénérable assemblée,

 

S’il est un mot de la langue française dont le succès ne faiblit pas, dans son utilisation comme dans son imitation, c’est bien le mot « fesse », au singulier comme au pluriel. On ne compte pas, non plus, les synonymes et les expressions imagées pour le désigner. Et si nous devions à présent nous livrer à un petit exercice de surenchère syntaxique sur ce thème, nul doute que le jeu entamé durerait quelque temps avant de s’épuiser, faute de vocabulaire.

Pour ma part, je ne retiendrai qu’un terme pour vous parler ce soir, car celui-ci me renvoie à une certaine part de mon enfance.

 

Je vais aller me laver l’oignon disait mon père, quand neuf heures du soir sonnaient au clocher de l’église, signifiant ainsi au reste de la famille qu’il était sur le point d’aller se coucher et qu’auparavant il procéderait à ses ablutions intimes, postérieures et vespérales. De cette manière, il donnait le ton d’une éducation faite à la fois d’une hygiène corporelle scrupuleuse, d’un respect strict des horaires, et d’une maîtrise de la langue française qui, si elle n’était pas académique, prouvait au moins sa parfaite connaissance des synonymes pour désigner les fesses.

Aujourd’hui, puisque c’est ce qui m’amène parmi vous, j’aimerais vous parler des miennes, afin qu’il ne subsiste, entre nous, aucune ambiguïté quant à ma candidature. Je préfère vous parler franchement.

Il fut un temps, dans le clergé, et aussi dans une ancienne franc- maçonnerie, où la règle des « trois B » s’appliquait, paraît-il. Pour prétendre appartenir à l’une de ces institutions, il ne fallait être ni bègue, ni borgne, ni bancal. Ne connaissant votre confrérie que de réputation, j’ignore si cette règle s’appliqua, ou s’applique encore ici, en d’autres termes s’il y a des critères de fesses rédhibitoires où les flasques, les fondantes, et les fluettes constitueraient ici la règle des «trois F » et me tiendraient interdit de séjour parmi vous. Si cela devait être le cas, autant me le dire tout de suite.

Car je souffre malheureusement d’une minuscule tare : celle de posséder la fesse pointue.

Cette particularité héréditaire, cette coquetterie devrais-je dire, due essentiellement à la finesse de mes muscles fessiers, voire à leur absence, si elle m’a valu quelques succès au moment des foires régionales et à la fin de quelques banquets, peut être aussi vécue, au moment de l’adolescence, comme un handicap, et je voudrais en témoigner. Car quand d’autres garnements usaient leurs blue-jeans aux genoux au point de les trouer, je devais, pour ma part, me résigner à ne ramener les miens troués qu’au derrière, à force de me trémousser sur mon siège. Par la suite, à la maison, certaines chaises cannées me furent définitivement interdites d’accès pour cause de crevaisons à répétition. Le paroxysme fut atteint le jour où je défonçais totalement l’assise du magnifique fauteuil en osier ayant appartenu à la grand-mère. Ce crime de fesse majesté ne me fut jamais pardonné. Et on me condamna, à perpétuité, au tabouret de formica bleu.

Vous le voyez, j’ai passé des années bien cruelles, le plus souvent debout, ce qui finit tout de même par être un peu épuisant.

Par la suite, je suis devenu fonctionnaire. Cela aussi est épuisant. Surtout l’ennui qui va avec.

On le sait, la fonction principale du fonctionnaire, si j’ose une triple redondance, c’est d’abord  de fonctionner mais aussi d’être assis et d’attendre. Quant à moi, j’attends depuis presque trente ans. J’ai calculé : cela fait à peu près cinquante quatre mille heures à rester assis. Je vous laisse deviner le nombre de fonds de culotte et l’argent que ça représente sur le budget habillement, alors que ma carrière n’est pas encore terminée.

Rappelons-le : quel que soit le métier que l’on souhaite exercer dans l’administration, une visite médicale préalable est obligatoire avant d’appartenir à la noble institution. Cette visite, de type classique mais cependant assez complète, omet, jusqu’à présent, l’examen des fesses. D’ailleurs, il y a peut-être des praticiens dans la salle, je parle donc sous leur contrôle, il existe de nombreuses spécialités en médecine, qui permettent de parcourir, de palper ou de soigner le corps humain, zone par zone, mais aucune ne se rapporte aux fesses à proprement parler. Pourquoi ?

J’ai, pour ma part, été palpé bien des fois et en de nombreux endroits du corps au cours de ma déjà longue vie. Mais je n’ai aucun souvenir que l’on m’ait touché une seule fois les fesses pour s’assurer de leur conformité. D’ailleurs, j’ai pu le constater, ce qui intéresse d’abord les docteurs, ce sont les glandes. Toutes sortes de glandes. Il faut le savoir, la médecine est d’abord glandulaire. J’en appelle à votre mémoire personnelle comme à notre mémoire collective. Glandes salivaires, ganglions en tous genres, glandes mammaires ou génitales, j’en passe et des meilleures, la vie n’est qu’une affaire de glandes. L’expression familière, passée dans le langage commun, « avoir les glandes » en témoigne assez bien, me semble-t-il.

Quant à moi, j’ai les glandes de tout ce temps perdu. J’ai les glandes que, par négligence ou par incompétence, la médecine du travail n’ait pas dépisté, dès le départ, l’anomalie fessière dont je souffrais, ce qui m’aurait évité une erreur d’orientation professionnelle qui me vaut, aujourd’hui, tant d’années assises et inutiles.

Je devais être un homme debout. Je fus un homme assis. Erreur de casting. Je me console en me disant qu’avec l’âge on prend inévitablement du poids et de la graisse autour des muscles, ce qui devrait me procurer une vieillesse plus confortable et plus normalisée, en tout cas moins douloureuse.

Mais, je ne veux pas terminer cette confession sans revenir un peu à l’origine du mot « fesse ». La plupart d’entre vous la connaissent certainement. Que cette plupart me pardonne.

La fesse est issue du latin fissa, un pluriel ténébreux signifiant tout à la fois fesse et anus, lui-même issu de fissum qui signifie fente.

Tous ces dérivés ont donné, en français moderne, faille, fistule, fissure, fission (nucléaire), fente et, bien sûr, fesse.

On le voit, à travers toutes ces approches, il n’est pas tant question des fesses que de ce qui les sépare. Faut-il en déduire que la fesse n’a de sens qu’en fonction d’une dualité, d’un yin et d’un yang dont la fente marquerait la frontière ?

En elle-même, la fesse n’existe pas. Il lui faut un double pour exister. Une gémellité. Quelque chose comme un miroir pour la refléter.

J’ai, pour ma part, croisé bien des fentes. Etait-ce par goût, ou par simple curiosité d’explorateur ? Les fentes sont aussi des gouffres en devenir. Je suis même allé jusqu’aux États-Unis d’Amérique pour admirer la faille de San Andreas, merveille tectonique s’il en est. Je crois bien que je n’ai jamais rencontré de fracture aussi parfaite et aussi impressionnante que celle-là.

Un monde divisé en deux. Une menace. Mais aussi un équilibre.

San Andreas.

Je ne saurais dire si Andreas fut une sainte, en tout cas celle que je connus quelques temps possédait la faille la plus accueillante que je rencontrai. J’en garde la plus belle secousse sismique, 6, 3 sur l’échelle de Richter. Elle habitait Belleville et n’avait que vingt ans. Je n’en avais pas plus et je l’aimais déjà.

Merci.




LES FESSES

Marithé R.

Novembre 2005

  • Les fesses  •

 

Monsieur le Président

Mesdames Mesdemoiselles Messieurs.

 

Les fesses ont une très grande importance dès notre naissance…

Il suffit de regarder les photos, prises même par les photographes les plus en vogue, des jeunes enfants nus, allongés sur le ventre avec leurs fesses bien en évidence.

Et bien sûr,  ces photos ont toujours une place privilégiée aussi bien dans les vitrines des photographes, sans que l’on puisse y voir la moindre idée de pornographie, que dans les albums de famille ressortis lors des grandes occasions de la vie.

Enfin, lorsqu’une personne illustre trépasse et que sa vie nous est contée en quelques photos, ce premier « nu » nous est toujours présenté comme un signe de bonne santé.

Dès notre plus jeune âge, nos mères s’en occupent très attentivement puisqu’elles les talquent plusieurs fois par jour afin de leur conserver toute leur beauté initiale.

Il faut remarquer que nos mères les soignent particulièrement puisque le talc a longtemps  été considéré comme un produit de beauté. Et, lorsque nous avons atteint l’âge de tout entendre, certaines anecdotes, parfois assez croustillantes, nous sont racontées sur ces séances au cours desquelles nos fesses étaient emplies de talc avec les conséquences que cela pouvait produire en transformant parfois nos bienfaitrices en Pierrot.

Plus tard, les fesses prennent toute leur importance.

Jean-Paul Sartre, grand amoureux des corps a d’ailleurs dit : « Sans fondement, il n’y a pas d’amour ».

Les fesses, qu’elles soient masculines ou féminines, sont toujours magnifiées : on les admire en les qualifiant de rondes, fermes, rebondies qui donnent ainsi une magnifique cambrure des reins.

A l’inverse, quand elles sont flasques ou recouvertes de gras, on les rejette tout en les comparant à des gouttes d’huile.

Lorsqu’une femme se regarde dans un miroir, elle fait toujours une légère rotation pour s’assurer que l’arrière-train est en parfaite harmonie avec les vêtements qu’elle porte.

Les vêtements sont d’ailleurs conçus pour mouler parfaitement cette partie de l’anatomie aussi bien chez l’homme que chez la femme.

Même si bien hypocritement, les hommes interrogés, affirment tous regarder chez une femme, ses yeux, on peut alors se demander pourquoi leurs regards sont le plus souvent portés sur la partie inférieure et attirante que sont les fesses des femmes.

Peut-être pouvons nous alors nous demander si les fesses sont en parfaite concordance avec le regard…Il en est de même pour les hommes : il est vraiment plus agréable de toucher des fesses bien fermes plutôt que de tâter un derrière d’échassier…

Coluche affirmait : « 17% des femmes ne portent pas de culottes ; enfin, ceci d’après les marchands de chaussures ».

Un autre humoriste dont le nom m’a échappé, note quant à lui qu’  « que dans le passé il fallait écarter la culotte d’une femme pour voir ses fesses et qu’aujourd’hui il faut lui écarter les fesses pour voir sa culotte ».

Les fesses des femmes, ont été, de tous temps, habillées des plus riches étoffes et dentelles précieuses, pour les rendre encore plus désirables et même si actuellement la quantité de tissu utilisée peut sembler inversement proportionnelle à la surface à couvrir.

Et le temps est bien loin où l’on mettait sur les fesses des hommes des slips ridiculement disgracieux qui devaient être enlevés en toute hâte et dans la pénombre.

Et que dire des calendriers actuellement distribués par un certain nombre de clubs sportifs où chacun apprécie ses corps musclés dont les fesses ne sont recouvertes par aucun gramme de graisse ?

Dès qu’ils sont édités, les femmes se les arrachent, j’espère non pas pour comparer avec la personne qui vit auprès d’elles et dont les fesses, peut-être par habitude, ne sont plus tellement entretenues, mais tout simplement pour admirer cette partie charnue qui ne peut faire que fantasmer.

D’homme ou de femme la fesse est bien un centre d’intérêt, voire pour certaines et certain un capital de la raie publique.

Mon siège est fait, je postule à votre glorieuse confrérie pour porter haut mais pas trop fort les couleurs de la fesse et aussi la mémoire de ce grand personnage que fut Léo Campion, grand spécialiste, entre autre, de cet organe majeur.

A l’origine de la Confrérie du Taste Fesses, il nous a fait pointer du doigt l’universalité des fesses et son rôle incontournable dans les relations humaines.

Afin de vous en montrer l’aspect international, je conclurai en citant la maxime des charcutiers chinois : « La rondelle ne fait pas le printemps ».




PHI PHI

Denis B.

Juin 2006

Blanches rondeurs aux contours délicats

Les fesses sont un régal pour les yeux

Elles ont malgré leurs formes régulières

Leur physionomie particulière

Y’en a qui vous regardent l’air étonné

D’autres pudiquement baissent le nez

Qu’elles soient monticule ou promontoire

En forme de pomme ou bien de poire

Homme marié ou bien célibataire

Nous courrons tous après ces hémisphères

C’est autour de ces mappemondes

Que pourtant gravite notre monde

Des Hespérides c’est le double jardin

Les pépites dont nous sommes les pantins

De l’amour c’est la vivante cible

Qui même cachée reste visible.

Les jolies petites fesses, c’est toute la femme

Mais oui madame, je le soutiens

Ah quel désir quand nos yeux les admirent

Ah quel plaisir quand nos doigts les lutinent

Elles font bientôt sous notre étreinte

Des bonds et même des feintes

Quand on les a dans la main, mais oui madame

C’est toute la femme qu’on tient.

D’après l’Opérette « Phi Phi » d’Henri Christiné




POEME FESSETIF

Daniel R.

Juin 2009

 

Chevaliers, Chevalières, dignitaires de la Confrérie, chers amis,

C’est avec un grand plaisir, mais aussi les fesses serrées, que je vais vous présenter mon travail.

Je me suis longuement interrogé sur ce que j’allais vous dire, car, la Confrérie ayant 50 ans, je me suis dit que vous aviez du en voir de toutes les couleurs, ce qui en tant que prof de peinture n’est pas fait pour m’effrayer, bien au contraire.

On a parfois du mal à parler de la fesse, comme dit le proverbe savoyard, seuls les chiens à la queue coupée n’ont pas peur de faire voir leur cul.

Pourtant le ciel et la fesse sont les deux grands leviers, alors, allons y n’ayons pas peur de nous dévoiler.

J’ai pris mon pinceau, pas celui pour la peinture à l’eau, ni celui pour la peinture à l’huile, mais celui pour les pigments naturels pour vous raconter en vers et contre tout ma vraie nature fessetive.

POEME

dédié à toutes les tasteuses et à tous les tasteurs de fesses

Je suis attiré par les fesses

Et ce depuis mon plus jeune âge

Je les regarde avec tendresse

Et souvent ca me met en nage

Je ne suis pas un obsédé

Mais simplement un amoureux

de cet organe à la pureté

de ces joyaux les plus précieux

J’en ai contemplé des derrières

J’ai pas compté ce s’rait trop long

Et mon dernier date d’hier

Nom de Dieu que c’était bon

J’ai vu la croupe d’Anne Lyse

Une cousine qui est très pieuse

Qui s’agenouillait dans une église

Une brève apparition heureuse

J’ai vu aussi les fesses d’Edwige

En descendant un escalier

Cela m’a foutu le vertige

Encore un peu je s’rais tombé

J’aimerais vous dire celles d’Esther

Un monument surement classé

Une chute de rein et un derrière

Que vous n’pouvez imaginer

Et puis encore les fesses d’Yvette

Comme un soleil sur l’océan

J’y aurais poursuivi ma quête

S’il n’y avait pas eu de tels vents

Il y eut aussi celles de Lisette

Celles de Martine et de Carole

Toutes ces images en tête

M’ont laissé sans parole

J’ai vu aussi celles de ma Tante

Mais je préfère pas en parler

Tellement elles étaient pendantes

Et pour tout dire fripées.

J’en ai vues qu’j’aurais pas du voir

On n’choisit pas c’est le hasard

Des qui vous encouragent à boire

Des rouges des maigres des gros pétards

Des fesses de mâle toutes velues

Comme des slips en astrakan

Des croupes de filles toutes menues

Où on sent bien les os saillants

Mais que m’importe le flacon

Pourvu que j’y trouve de l’ivresse

Car mon plaisir de garçon

C’est simplement mater les fesses

Quand ma main atteint le bonheur

Quand mon esprit est en grande liesse

C’est que c’est un beau postérieur

Une très belle paire de fesses

Je me relie à mes ancêtres

Par la grande chaîne de l’ognon

Et je les flatte de ma dextre

Je les trifouille par conviction

Quand elles ne sont pas à mon gout

Je fais œuvre de charité

Je ne montre pas mon dégout

Mais plutôt ma fraternité

J’espère bien vous avoir prouvé

Mon attirance pour la sainte fesse

Acceptez de m’introniser

Vous chevaliers du taste fesses

Je prêterai tous les serments

Que vous voudrez me proposer

Pourvu qu’ils me disent clairement

De la fesse les galbes admirer

La fesse est dite mes amis

Fêtons donc cette raie publique

Qui ce soir nous a réunis

Buvons chantons à la si magnifique

Que la fesse guide nos pas

De ce déhanchement ultime

Qui fit que plus d’un succomba

A la gloire de cette révélation divine

C’est la fesse éprise de liberté

Que je me présente devant vous

Que ce vent de bonheur souffle sur l’assemblée

Je chante la fesse, je la chante debout

Je la chanterai toujours haut et fort par le monde

Quand il n’en restera qu’un je serai celui la

Affrontant celles et ceux pour qui le cul gronde

Fesse Queue doigt, advienne que pourra.

Merci de votre attention.




ENTRE LA CAISSE ET LE FUT

Alain M

Novembre 2005

•  ENTRE LA CAISSE ET LE FÛT  •

CONFESSION

Je professe

– Je le confesse –

Un amour convaincu

Pour la tendresse.

Ou plutôt pour la tendreté.

La tendre fermeté

Mariant mollesse

Avec rugosité…

La douillette souplesse

Alliant rudesse

Et onctuosité…

L’âcre douceur

De la moiteur

D’anfractuosité.

J’ai la faiblesse

– Oh, Dieu, je le confesse –

J’ai l’avidité

De cette flasque fluidité,

Cette arrondie candeur,

Ovale rigidité,

Ou rebondie rondeur

Des deux sphériques rotondités

– Jumelles rebelles,

Qui, hélas, trop tôt s’affaissent –

Que de Rome à Babel,

On appelle…

Le cul !

J’eus toujours un pot de cocu.

Je suis un attire-fesse.

Je fus toujours comblé d’obus,

Sans cesse cerné de fesses !

Plus fort que d’aller droit au but,

En tirant dans l’ tas…

J’ai toujours été droit au cul,

En visant dans l’ bas !

SOUVENIRS

Comme tous les grands fêtards,

Comme tous les gros fortiches,

J’ai allumé trente-six pétards !

Je m’ suis pétri cent paires de miches !

Pas b’soin d’ la main d’ ma sœur

Quand j’ tripote un valseur !

J’sais très bien faire le zouave

Quand j’ épluche deux betteraves !


 

Sans repos,

J’ai tant arqué,

Tant fait d’ potin…

Que de plein pot,

J’ai embarqué

Mille popotins !

Mathématiquement,

Nous, les amants,

Nous chavirons

Pour les p’tits potirons !

Par retour de flamme,

Elles, les bonnes femmes,

Faut bien qu’elles mouillent

Pour nos jolies citrouilles !

Plus d’une oie blanche s’est vue occise

Par les rebonds d’ mon sous-coccyx…

Et plus d’une vioque s’est r’vue ado

D’vant les rondeurs du bas d’ mon dos !

D’innommables cageots

M’ont sorti leur dargeot !

Il y’a d’ ces dargiflards…

Qui vous filent le cafard !

Moi, j’ai bouché mon pif

Devant des vieux dargifs… !

J’ vous jure que ça sniffe pas la rose !

C’est moi qui l’ dis, qu’ c’est pas jojo !

J’ préfère un coup d’ latte dans la prose !

J’ veux dire… un coup d’ pompe dans l’ dargeot…

CREDO

Qui ne préfère pousser ses pions,

Sur le damier d’un jeune croupion ?

Qui ne préfère planter ses fiches,

Sur l’échiquier d’un p’tit jeu de miches ?

« À dada sur mon baba ! »

– On y joue, aux p’tits chevaux… ?

« Chuis gaga d’vant ton baba ! »

– Il est plus beau qu’un rôti d’ veau !

On prête qu’aux riches… ?

J’ t’achète tes miches !

T’es dans la dèche ?

J’ te paye ton derche.

Je veux du 100% pur jus…

Et du 0% sans graisse !

I’ m’ faut les plus grands crus du cul !

La crème de la crème des fesses !


ENVOLÉE LYRIQUE

Fesse !

Divine promesse !

Fruit fendu, fruit défendu !

Qui impressionne comme la grand’messe…

Et nous harcèle à flux tendu !

Fesse !

Double diablesse !

Bûcher brûlant des vieux tabous !

Péché mortel de nos faiblesses !

Qui carbonise et pousse à bout.

Fesse d’ici, fesse de là…

Des quatre points cardinaux !

Fesse qui bouge son tralala,

Gonfle ses abdominaux.

Fesse en laisse et en latex !

Fesse qui mord les idéaux !

Que l’on fesse et qu’on ampexe…

Un triomphe de vidéo !

Fesse de ciné, fesse de kiné…

Pour le masseur, pour les casseurs !

Fesse du X et fess’-symbol…

Que je fixe et qui s’envole !

Étoile du Nord et Croix du Sud,

Reine des sphères et reine du bal,

Ravageuse comme un gros Scud,

Mystérieuse comme le Saint-Graal.

Fesse calice… et fesse malice !

Et spectacle… et réceptacle !

Fesse qui se serre à confesse,

Mais se lâche en bikini !

Fesse qui jette le bas qui blesse,

Et qui tend vers l’infini !

Fesse de Neuilly, fesse des cités,

Fesse du parking et de la ZUP…

Mille fois cueillie, plébiscitée…

En slip, en string, en mini-jupe !

Fesse de ville et fesse des champs…

La française, l’européenne…

Taille trente-six et taille deux cents…

Taille mondiale… cyclopéenne !

Fesse indigène pour le loisir…

Et très sans-gêne pour le plaisir !

Fesse mignonne, fesse timide…

Fesse cochonne et fesse humide !

Fesse intello,

À gros cerveau,

Qui vous pète son Q. I. …

Fesse avec peau,

Sadomaso,

Qui vous fouette son cuir…


 

Fesse à battage,

À abattage…

Fesse exotique… trop érotique…

Presque excentrique…. mais romantique…

Et puis pocharde… et bambocharde…

La fesse hagarde… limite blafarde !

Fesse usée…

Mais si rusée !

L’ex-fusée…

Faite pièce de musée !

Ex-cœur de cible et Bible ouverte,

Cœur du Palais d’ la Découverte…

Presqu’île enfin offerte,

Terre déserte.

Ah, que je naisse…

Naisse et renaisse à la fesse !

Cette fesse prêtresse… et maîtresse… et tigresse…

Qui agresse… et caresse…

Et ronronne… et ronchonne… !

Mais rien jamais n’y blesse…

Et seul, le sot-l’y-laisse.

DÉBOUTONNAGE

Je l’aime à poils…

Et à vapeur !

Je l’aime sans voile…

Et sans odeurs !

Plutôt imberbe…

Et sans moutons !

Fraîche comme de l’herbe

Et sans boutons !

Alors, broutons !

Broutons touffu !

Comme des bouffons,

Croûtons l’ joufflu !

Oui, mais avant

De fout’ le camp,

À l’aveugle ou à vue…

Foutons le cul !

Sortons l’ têtard

De la grenouille…

Pour le pétard,

Et la citrouille !


RAISON

La plus ingénue pimprenelle

Innocemment vous dira

Que non loin du tiroir à polichinelle,

Il y’a l’usine à choux gras !

Le plus pur,

Le plus dur,

Le plus clean des mollahs…

Use et abuse

De la turbine à chocolat.

Quelqu’un veut mettre le holà ?

Toi… ?

Pas moi !

La fesse est certes externe,

Mais elle aime l’internat…

Comme on sait, tout interne

Pointe à l’économat.

INCANTATION

Quand les rideaux collent aux fenêtres…

Faut bien que l’ vent pénètre !

On n’a pas l’ temps d’ faire du salpêtre…

Il faut être ou ne pas être !

Laissez-vous entrer dans le train !

Laissez-vous éclater plein pot !

Tous les voyages en arrière-train

Finissent pépère : « Tous au dépôt »… !

« Monte sur la caisse…

Tu verras l’ trou du fût ! »

Et plus t’encaisses…

Plus ça fait du raffut !

Il y a tant de bonhomie

Dans une séance de sodomie… !

Quel gros cube customisé

Ne rêve d’être sodomisé ?

IMPLORATION

Ô, Seigneur des Anneaux,

– Ou saigneur des anus –

Embrochant la fortune !

Ô, triste Cyrano

Cinglant vers Uranus,

Et décrochant la lune… !

Toi, pauvre Bergerac,

Qui à longueur de rues,

Administre des claques

À tant de malotrus… !

Tous ces blancs-becs bien nés,

Ces petits trous-du-cul

Qui, plutôt qu’à ton nez,

S’en prennent à ton cul :


 

THÉÂTRE

« Gros cul ! Gros cul ! Gros cul ! »

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … Bien des choses en somme…

En variant le ton, – avec l’air convaincu :

Agressif : « Moi, Monsieur, si j’avais un tel cul,

Il faudrait sur le champ que je me le tranchasse ! »

Amical : « Mais il vous fait la taille un peu basse :

Pour marcher, faites-vous implanter un piston ! »

Descriptif : « C’est un tas ! … C’est un bloc ! … C’est un mont !

Que dis-je, c’est un mont ? … C’est une mappemonde ! »

Curieux : « De quoi sert cette énorme rotonde ?

De marmite, Monsieur, ou de bac à dahlias ? »

Gracieux : « Aimez-vous à ce point le ténia

Que paternellement vous eussiez résolu

D’offrir cette mangeoire à ses instincts goulus ? »

Truculent : « Ça, Monsieur, dès lors qu’il évacue,

La vapeur du dîner vous sort si fort du cul

Que nul être à la ronde onques n’y survécut !

Prévenant : « Gardez-vous, votre assise vaincue

Par ce poids, de chuter lourdement sur le ring ! »

Tendre : « Faites-lui faire un joli petit string

De peur que sa couleur sans soleil ne se gâte ! »

Pédant : « L’animal seul, Monsieur, qu’un Hippocrate

Appelle hippopotéléphantobalein’rat

Dut charrier dans son dos tant de viande et de gras ! »

Cavalier : « Quoi, l’ami, ce tube est à la mode ?

Pour glisser son épée, c’est vraiment très commode ! »

Emphatique : « Aucun pet ne peut, fessier bizarre,

T’écarter tout entier, excepté le blizzard ! »

Dramatique : « C’est la Mer Noire quand il coule ! »

Admiratif : « Pour un embaumeur, ça refoule ! »

Lyrique : « Est-ce une miche, êtes-vous un crouton ? »

Naïf : « Ce monument, par où y entre-t-on ? »

Respectueux : « Souffrez, Monsieur, qu’on vous conspue,

C’est là ce qui s’appelle avoir trognon qui pue ! »

Campagnard : « Hé, hardé ! C’est-y un cul ? Nanain !

C’est queuqu’ radis géant ou queuqu’ potiron nain ! »

Militaire : « Transpercez cette forteresse ! »

Pratique : « Voulez-vous en faire fondre la graisse ?

Assurément, Monsieur, vous perdrez cent kilos ! »

Enfin parodiant Bébel en un sanglot :

« Le voilà ce gros cul qui du corps de son maître

A détruit l’harmonie ! Il en flapit, le traître ! »

POÉSIE

Qui dira que le cul ne fait pas poésie ?

Qui dira que la fesse est rétive au poème ?

Voici que, grâce au cul, l’on peut pondre des vers !

L’on peut pondre de dos, debout, devant-devers… !

Qui donc résistera à telle frénésie ?

Qui niera que la bourre est enfant de bohème ?


HISTOIRE

Voyez le Moyen-Âge,

Et comme on y fut sage :

« De la main gauche,

Tu touches mon bois rond…

Tandis que j’ m’embauche

Derrière ton foiron ! »

« De la main droite,

J’ touche ton bois pointu…

Lors que tu t’emboîtes

Pour un cul-à-cul ! »

Et la vieille sagesse populaire

Qui met à l’abri des galères :

« S’il gèle à la Saint-Frusquin,

S’il vente à la Saint-Benoît,

Frictionnez vos pétrusquins,

Et faites-vous frotter les noix ! »

SCIENCE

Mais oui, tout mâle a bien deux paires de noix :

Les petites et les grandes.

Deux pour papa, deux pour la joie.

Côté joufflu et côté glandes.

Messieurs, tendons, bandons nos perches

Vers les gros, les beaux… et même les faux-derches !

Chargeons, déchargeons nos accus

Dans les beaux, les gros… pourquoi pas les faux-culs !

Et même si un séant,

N’est pas qu’un trou béant…

Reconnaissez qu’un cul…

C’est tout de même une issue !

Et bien qu’il soit seyant

De camoufler l’extase,

Chacun, se réveillant,

Aime visionner ses bases !

Le retour à la base…

Voilà le vrai credo !

Y’a guère qu’un kamikaze

Pour s’ faire péter dans l’eau !

Le jour où Neil Armstrong,

A atterri, tout fier,

Dans un énorme coup d’ gong…

Il dévoile son derrière !

« Très vulgaire et très con. »

Lui crie la foule qu’il importune…

Sans rougir, il répond :

« C’est la fesse cachée de la lune ! »


ROMAN

Et Pierrot,

Qui rêve de chair de lune !

Henri IV et la Reine Margot,

De croupe au pot !

Napoléon rêve de tenir un siège…

Et Satan, de jouer les suppôts.

Même la Reine des Aztèques

Était connue pour ses pastèques !

La Pucelle d’Orléans

A même fumé par le séant !

AbdelKader crie : « Mon colon ! »

Quand il soupèse deux mûrs melons.

Et Mistinguett : « Ça, c’est Paris ! »

Quand on lui croque ses deux radis.

Voyez ces mecs qui peuvent que ravaler leur glotte

Face à la Vénus Hottentote !

Et tout l’ Québec qui vous propose la botte

Dans ce qu’on nomme là-bas « le porte-crottes » !

Partout le cul est à l’honneur !

Tu sors tes fesses et tout l’ monde pige !

Y’a qu’une seule chose qui s’rait l’horreur,

C’est qu’ plus personne soit callipyge !

TRAGÉDIE

Mais quand la conjoncture

En est aux vergetures,

Lorsque la cellulite

Amène la fuite,

Dès que l’effondrement

Pousse au renouvellement,

Et que la peau d’orange

Impose l’échange…

Oublie ce front qui plisse…

Oublie ces joues qui tombent…

Fidèle au sac à vices,

Refait péter la bombe !

ÉPOPÉE

Plutôt qu’un flambant vélodrome,

Ou un rutilant aquarium,

Paris mérite un fessodrome,

Ou un immense babaodrum.

Fini, les cons vaincus…

On veut des culs vainqueurs !

Plus qu’un con cupide et qui sent…

L’on veut un cul concupiscent !

Et tant qu’à prendre un pied…

Qu’on nous le mette quelque part !

Un bon pied au panier…

C’est déjà la fête au pétard !