5H DU MAT

C. S. Novembre 2005

  • 5 HEURES DU MATIN ET JE SUIS LA…  •

5 heures du matin et je suis là à attendre. C’est dur quand même de travailler la nuit. C’est usant. C’est comme ça quand on fait le plus vieux métier du monde, je pourrais être là depuis toujours parce qu’on a besoin de moi. Il y a toujours eu une demande, il en faut des comme moi à être là et faire ce qu’on fait. Et ce qu’on fait, c’est vrai, c’est quand même particulier. Il n’y a rien d’autre à dire quand on travaille toujours en dessous de la ceinture. A la hauteur des fesses ! Mais quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense, c’est quand même aussi pour les plus grandes joies….

5 heures du matin…Je suis moins performante avec l’âge. C’est sûr que je tiens moins le coup, surtout la nuit et je travaille quand même beaucoup la nuit.

Quand on ne peut plus tenir toute la nuit sans dormir un peu c’est un signe. On s’use, on se fatigue. Il faudrait penser à s’arrêter, à faire autre chose. Je vois bien autour de moi, je ne suis pas seule. Celles qui travaillent comme moi en sont au même point. Il y en qui arrêtent mais c’est pas facile. Un peu comme si on était accro….Et puis il faut bien gagner sa vie même si on s’épuise.

Raz les fesses voilà mon horizon été comme hiver, qu’il pleuve ou qu’il vente.

Au bout de 25 ans de métier on peut dire que j’en connais un rayon sur les fesses et leurs ouvertures.

J’en apprécie les détails et les singularités. J’en connais les avantages et les inconvénients, les limites et les possibilités. De cet endroit là, je connais toutes les nuances de l’anatomie générale lorsqu’elle devient individuelle.

Et des nuances il y en a, je vous le dis. Et je les touche et je les explore. Parfois je me fais encore surprendre par des détails que je n’avais encore jamais vu alors que je suis spécialiste et que j’ai l’expérience. Mais bon, comme dit le proverbe, il faut de tout pour faire un monde. Et puis l’essentiel c’est que ça passe et que ça se passe bien…Vous voyez ce que je veux dire.

De toute façon, j’ai la technique et l’expérience aussi. Je sais faire et puis aider quand ça ne va pas tout seul. De la pratique, du savoir faire et puis parfois ma bouteille d’huile lubrifiante quand ça coince ou que ça craint.

J’ai mes préférences pour les positions aussi. Personnellement je préfère sur le côté, jambe relevée même si généralement ça se passe sur dos. Sur le côté c’est plus confortable, ça dégage. Ca libère le devant et le derrière des fesses et les ouvertures. Je laisse faire et ça monte tout seul.

Ca dépend quand même de la taille. C’est sûr, les petits ça passe mieux. Il n’y a pas à dire, les petits ils sont peut-être petits mais ils se débrouillent mieux et ils savent faire. Les gros c’est autre chose, c’est plus long, j’ai toujours une petite appréhension

Ce que je ne supporte plus par contre, c’est les odeurs. Cet endroit là c’est quand même délicat. Dès qu’on n’en prend pas soin ça sent fort, surtout avec les efforts et la transpiration. Et la clientèle n’est pas toujours top ! On n’a pas trop le choix, on est obligé de prendre ce qui vient. Des fois ça me donne la nausée, ça me rend malade à 3 heures du matin, quand je n’ai pas mangé et que je suis crevée. Mais quand c’est trop sale, je demande une petite toilette avant. Un peu de respect quand même ! La propreté c’est le minimum….

Moi, je me lave tout le temps. Question hygiène, je suis scrupuleuse, c’est nécessaire et mon tempérament alsacien s’y retrouve. Et puis quoi qu’il arrive je prends toujours des précautions. Je ne travaille pas sans protections. Il y trop de maladies qui traînent. Dieu sait que j’en ai vu des maladies qui se nichent à cet endroit là. Par les temps qui courent, les pires se transmettent quand même par le sang et le sexe alors tu parles ! Je suis au premier rang.

Depuis le temps que je pratique, je suis devenue allergique au latex. Je ne supporte plus. Maintenant il me faut de l’hypoallergique. C’est pas donné impossible d’en faire l’économie. Autant arrêter de travailler.

Avec toutes ces contraintes, ce n’est pas un métier facile quoi qu’on pense. Tu ne sais jamais ce qui t’attend ou qui tu rencontres. Tu ne sais jamais comment ça va se passer, c’est l’inconnu. Tu ne connais pas la personne et pouf tout de suite t’es propulsé dans l’intimité, le dessous de la ceinture, raz les fesses. Bon, mais je suis là pour ça et c’est ce qui est demandé.

Les ennuis aussi arrivent par là. Quand le ciel me tombe sur la tête pour moi, il tombe toujours un peu plus bas encore, jusqu’aux fesses et par leurs ouvertures.

D’ailleurs ce coup ci on dirait bien que ça sent les problèmes. Ca n’a n’en finit pas. Je pensais que ça se terminerait plus vite. Ca fait un bout de temps qu’on y est et ça ne monte pas comme il faut.

Ah ! Ben tiens, on dirait que ça vient, d’un coup.

Voilà les bruits caractéristiques des fesses qui se lâchent. On dirait une grossesse gazeuse.

Allez poussez madame, il monte le bébé, je vois ses cheveux, vous y êtes presque, poussez allez poussez !

 




LE CUL C’EST DANS LA TETE

Christian B.

Mai 2005

 

  • LE CUL C’EST DANS LA TETE  •

 

Monsieur le Président, chers amis,

 

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous présente ce modeste travail sur cette partie sublime du corps humain honorée par votre Confrérie.

Avant de débuter mon propos, vous me permettrez d’avoir une pensée émue et néanmoins fesse tive pour Léo Campion qui en fut à l’origine.

Le sage Tsang Tao disait : « le sillon de tes fesses est le sourire de ta vie ».

De tous temps, les fesses ont fait partie de la préoccupation des hommes. De la Grèce antique à nos jours, de la sculpture à la publicité, en passant par la littérature, les chansons, les fesses sont omniprésentes. Mais je ne vous apprends rien.

Notre monde est régi par l’argent et les fesses, constatation synthétisée par l’expression bien connue : « ça coûte la peau des fesses ».

« La patrie, l’honneur, la liberté, il n’y a rien : l’univers tourne autour d’une paire de fesses, c’est tout. » disait d’ailleurs Jean Paul Sartre.

Voilà qui est dit comme fondement de ce travail.

Que vous dirai-je encore, preux chevaliers de l’hémisphère nord ? Que les fesses, le cul ont été pour moi sources du plaisir de mes sens depuis mon plus jeune âge. De mes premières couches où chacun s’extasiait sur mes petites fesses rouges, à mes premières découvertes sous jupes et robes, à mes émois sexuels, le cul m’a toujours inspiré et stimulé.

Bien sur, je ne pense pas qu’à ça, mais quand il m’arrive de penser c’est à cela que je pense.

J’aime le cul sous toutes ses formes, mais surtout quand ses formes sont agréables. Bien moulé, aux galbes parfaits, rond et musclé, quoi de plus beau qu’une telle vision ?

De quoi vouer un cul te à cette sainte paire, lui élever un trône pour asseoir sa majesté.

Selon les époques les environnements et les ages, les fesses, le cul ont des noms à ne plus savoir qu’en faire.

Le littéraire parlera de séant, l’architecte de l’arche, le chef de gare de l’arrière train, le boulanger du baba, des brioches ou des miches, le maître nageur du baigneur, l’avocat ou l’aérophagiste du bavard, la féministe des deux sœurs, l’opticien des jumelles, le meunier des meules,  l’astronome de la lune, le pyrotechnicien du pétard, l’enseignant du QCM (cul à choix multiples), la chaisière du siège, le danseur mondain du valseur, le Breton de l’artiche (haut à ne pas confondre avec le cuba), le cavalier la croupe, le volailler le croupion, le bègue le dédé (abréviation doublée de derrière), l’adepte du Paris Dakar des dunes, le sado maso de fouettard, le québequois de foufoune ( eh oui ), le cycliste du garage à vélo, le chasseur de la giberne, l’urbaniste de faubourg, l’obèse du joufflu, l’amateur de bon vin du pétrus, Monsieur Jourdain du prose. La liste n’est évidemment pas exhaustive, replaçons dans leur contexte les dargeots, derches, fion, fignard, panier, popotin et pour certains ou certaines gagne pain.

Les fesses sont bien dans toutes les couches de la société et bien souvent source du désir comme le disait Corneille dans ces vers célèbres : «  le désir s’accroît quand l’effet se recule ».

Fesse est un nom commun du XIIIème siècle issu du latin populaire « fissa » du latin classique « fissum » ou fente participe passé de « findere » fendre nous dit le dictionnaire de l’Académie Française. Cette même Académie dont Georges Bernanos nous dit « Quand je n’aurai plus qu’une paire de fesses pour penser, j’irai l’asseoir à l’Académie Française ».

Enfin je suis tombé récemment sur un article qui rapportait qu’en Allemagne, un médium aveugle allemand, assure prévoir l’avenir et le caractère de ses clients en tâtant leurs fesses, là où d’autres prétendent lire dans les lignes de la main.
“Le derrière est plus expressif, d’après mon expérience, que les mains”, affirme Buck, qui s’est constituée une clientèle fidèle et confiante dans le village de Meldorf, en Allemagne du Nord.

Il s’agit de fessomancie et je crois bien que je vais m’y pencher. Il est quand même plus agréable de regarder son avenir dans la ligne des fesses que dans celles d’une main.

Pour terminer ce modeste travail je vous dirai que je souhaite rejoindre votre confrérie pour ne plus me sentir isolé et être entouré de spécialistes de la question, ce qui, vous en conviendrez aide à progresser et permet d’être bien assuré de l’arrière. Ne dit-on pas que les culottes en soie ont besoin de culs habiles et que le cul c’est dans la tête.




LA LEGENDE DE LA FESSE

Serge V.

Juin 2008

 

LA LEGENDE DE LA FESSE

Chers et Respectables Tasteurs,

 

Vous allez probablement trouver ma planche mal rabotée et peu plaisante par rapport à toutes celles qui l’ont précédée. A ces occasions vous avez du vous enrichir de tous les jeux du vocabulaire et des calembours utilisables pour parler de cette étonnante partie de notre anatomie qu’est la fesse.

Alors je me résigne à vous raconter la légende de la fesse telle qu’elle est transmise par mille échos à travers le temps de bouche à fesse, de cul à oreille, et de bouche à oreille à tous ceux qui veulent bien écouter et traduire les murmures des vents.

Dieu l’Architecte s’ennuyait dans ses nuages, son papa Dieu le Père était parti vers d’autres univers pour voir s’il y était car l’ubiquité de Dieu nécessite des réglages. Etendu sur un stratus nimbus Dieu l’Architecte trouvait le temps long, très long. Il avait déjà créé le jardin d’Eden, c’était beau, monotone, mais très beau, mais très monotone. Alors il créa un avatar pour animer un peu le paysage de ce jardin. Celui-ci à peine créé se gavait de tous les fruits du jardin d’Eden. Doté de deux yeux, d’un nez, d’une grande bouche, de deux bras et de deux jambes, il parcourait en tous sens l’Eden et se gavait sans cesse, pour le plus grand plaisir du Dieu qui l’observait avec complaisance.

Mais au bout de quelques jours, l’avatar explosa. Dieu en refit un autre et le même drame se reproduisit encore et encore. Au bout de ses déboires Dieu l’Architecte se rappela de l’une des   recommandations de son Père (Dieu le Père) qui lui avait dit :

«  Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas »

Il prit dans sa main le dernier avatar en lisse avant qu’il ne soit gavé de fruits . Il réalisa et il comprit rapidement que s’il y avait une entrée en haut il fallait nécessairement une sortie en bas et l’issue fut créée et le petit avatar n’explosait plus. CQFD dit il et revenant sur le sigle il dit : «  CQ je te baptise Q. Le Q était né.

Cependant son petit avatar qui n’était pas d’essence divine s’usait, vieillissait et mourait et Dieu devait en fabriquer un autre. Au début c’était amusant, puis monotone, moins amusant et enfin très monotone. Alors Dieu l’Architecte équipa son avatar de tout ce qu’il fallait pour qu’il s’autoproduise. Doté d’une zigounette et d’un zigouigoui, l’avatar, bien qu’informé soigneusement des fonctions de ces deux dotations ne faisait aucun effort pour se reproduire. Sermoné par Dieu l’Architecte il lui déclara courageusement :

« Je dois tout faire tout seul, ça m’ennuie et je n’en éprouve pas le besoin »

Et Dieu l’Architecte qui était raisonnable à cette époque se rappela que lui aussi s’était ennuyé avant de créer l’avatar. Alors il en créa un deuxième. Le premier gardait la zigounette et le deuxième portait le zigouigoui. Ces deux appareils furent alors fignolés afin d’être parfaitement adaptables l’un à l’autre, avec toute la vigueur utile et nécessaire mais non permanente. Satisfait de son ingéniosité, Dieu l’Architecte reprit son observation mais rien ne se passait. Très déçu, il attrapa ses deux créatures qu’il coinça entre deux cumulus et les sermona.

Très courageusement encore ceux-ci lui répondirent :

« On n’a pas besoin de se reproduire puisqu’on est déjà deux. »

Mais Dieu leur dit à son tour :

« Mais vous allez disparaître et je vais être encore obligé d’en créer d’autres et c’est monotone. Tout ce qui devient habituel est monotone, très monotone »

Alors les deux créatures dirent à Dieu :

«Bon voilà, nous on est là dans l’Eden, mais on n’a jamais demandé à y venir. On veut bien essayer pour te faire plaisir, mais un plaisir en vaut un autre. Alors arrange toi pour que ça nous fasse aussi plaisir, que ce ne soit plus un besoin pour t’éviter un travail monotone, mais au contraire que ce soit une envie impétueuse de l’un pour l’autre. Mais tu nous vois , on est copie conforme, uniforme, anonyme, franchement tu aurais pu faire preuve d’un peu plus d’imagination pour nous différencier. »

Et Dieu, conciliant, renoua attache avec eux et leur demanda :

«  Qu’est ce qui vous plait et qu’aimez vous ? »

Le premier aimait les pommes, les poires, les pêches et les coquillages et se passionnait de la vision de la Lune lors de son premier quartier.

Le deuxième aimait les bananes, les abricots et aussi les pommes, mais se passionnait de la vision de la Lune lors de son dernier quartier.

Et Dieu l’Architecte qui avait l’esprit de synthèse et qui avait toujours su interpréter les symboles réalisa ce grand et premier moment de démocratie participative et décida illico !

1°) La zigounette pourrait à certains moments relativement courts sinon fugaces, faire symboliquement référence à la banane, ses vertus procréatrices seraitn stockées dans des boursottes qui avec les yeux de l’amour pourraient ressembler à des abricots.

2°) Que le zigouigoui qui, extérieurement pourrait paraître sous équipé, aurait à ces occasions l’apparence d’un coquillage appétissant, vu avec les yeux de l’amour bien sur. Et pour ne plus qu’il se sente trop seul , il serait placé près de son copain le Q. En prime les tétons pourraient avoir la forme d’une poire.

3°) Ces problèmes structurels étant réglés, Il décida que l’envie serait déclenchée par l’attrait que chacun des avatars avait pour les phases lunaires.

Ainsi chacun des avatars fut équipé sur la face avant des moyens complémentaires et techniques de reproduction et sur l’arrière de deux dômes en demi lune complémentaires qui exceptionnellement réunis dans un même espace, seraient éternellement source de ravissement, de fantasme, et de fascination pour chacun des avatars présents et à venir et pourraient être caressés, palpés, convoités dans les siècles et les siècles à venir. Pour le plus grand bien de l’humanité, la Fesse était née.

Maintenant, au-delà des belles visions et des fesses tâtées, je voudrais vous faire part de mon émotion sincère de me savoir accueilli par vous.

On pense que les rires et leurs éclats, les paillardises et leur exubérance sont l’apanage d’une jeunesse insouciante et doivent avec le temps se ranger dans les dérives peu raisonnables. Et bien NON, tant que des gens sérieux trouveront utile, sinon nécessaire de redonner une place indispensable au rire et à la fraternité gémellaire et fessetueuse des éants de tous horizons. Alors la boite de Pandore restera ouverte et l’espérance renaîtra en bousculant l’uniformité. Une fesse qui frémit, sous un voile léger, c’est un message d’espoir. Et comme le disait symboliquement un astronaute : «  J’ai fait un grand pas sur la lune, c’est un grand pas pour l’humanité ».




L’ORIGINE DU MONDE

Philippe M.

Novembre 2007

 

Sérénissime Grand-Maître, Grand Fesse-Master, Chevaliers et Chevalières, Hauts fessiers de tous sexes, Dignitaires et Amis fervents

Actuellement au Grand Palais à Paris se tient l’exposition consacrée à Gustave COURBET. Un de ses tableaux est « L’origine du monde » qui représente le sexe d’une femme. On en a beaucoup parlé en son temps, et ses différents propriétaires le cachaient aux yeux du monde. Un de ceux là, le psychanalyste Jacques LACAN le dissimulait notamment derrière une tenture rouge et seuls quelques initiés pouvaient le contempler.

Si ce tableau il y a quelques décennies a fait scandale, actuellement il est reconnu par beaucoup comme un chef d’œuvre. On ne le cache plus, il ne se cache plus et il a sa place au musée.

Gustave COURBET a peint ce sexe mais ce corps allongé sur quoi repose-t-il ? Qui peut répondre à cette question ?

Ce n’est pas à vous mes très chers amis Hauts fessiers de tous sexes à qui je vais faire l’injure de la poser.

Je sais qu’ici tout le monde connait la réponse. Et bien oui vous avez tous trouvé il repose sur notre adoration commune, notre quête journalière, notre catéchisme laïque (pour ma part, il est plus ouvert), notre Bible, notre abracadabrantesque Saint GRAAL à nous tous Sérénissime Grand-Maître, Grand FesseMaster, Chevaliers et Chevalières, Hauts fessiers de tous sexes, Dignitaires et Amis fervents : j’ai nommé les fesses.

Si Courbet avait demandé à son modèle de se retourner qu’aurait-il peint ? Deux magnifiques fesses comme Rembrandt aimait les dessinait, comme il aimait les femmes bien en chair. Critères de beauté de l’époque.

Ces deux peintres se retourneraient certainement dans leur tombe en voyant actuellement sur les magazines de jeunes modèles essentiellement féminuns, et photographiées pour la plupart sans aucune forme, sans rondeurs et précisément là où nous tous, mes très chers Chevaliers et Chevalières, amis fervents aimons les trouver.

Quelle horreur !!! Ces fesses sans aucune forme!!! Mais ne blâmons pas ces personnes qui sont de véritables squelettes ambulants car derrière elles se cache une terrible maladie qu’est l’anorexie.

Non mesdames et messieurs, nous devons revenir à nos chères courbes fessières que nos ainées ont tant aimées, tant regardées, tant admirées, tant choyées, tant touchées, tant embrassées, tant mordues, tant pétries, tant malaxées en un mot tant adorées.

Ils nous ont montré le chemin vers la Lumière, notre Lumière…

définition du mot fesse selon le dictionnaire Larousse : « nom féminin (ça commence bien) en latin fissum (ça continue), fente (tout un programme). Donc fesse : chacune des deux parties charnues qui forment le derrière de l’homme et de certains animaux ».

 Je comprends maintenant pourquoi on dit de certains hommes « qu’ils sont des porcs lorsqu’ils jouent avec certaines fesses… »

 Mais ne nous égarons pas et comparons le sexe et les fesses :

 Fesse, nom féminin, mais pour moi ça va aussi très bien au masculin.

Fissum, pourrait-on dire fissure ?

Deux parties charnues…

Fente. Tiens, tiens, le sexe de Gustave Courbet : deux parties charnues que sont les grandes lèvres qui peuvent se gonfler. Une fente, une fissure qui lorsqu’on l’écarte nous fait apparaître… cet origine du monde.

Les fesses pour moi je l’espère en tant que futur Chevalier du Taste-Fesses : deux parties charnues que sont les fesses séparées par une fente. Lorsqu’on l’écarte ne voit-on pas également ce que vous Chevaliers et Chevalières du taste-Fesses appelez : l’origine du monde.

Que de similitudes… Qu’aurait été ce tableau si Gustave COURBET avait retourné son modèle ? La fesse (euh pardon) la face du monde en aurait-elle été changée ? Qui sait…Aurait-il servi de porte étendard à notre Ordre ? Pourquoi pas !!!

Je partage avec vous les grandes valeurs de la Raie-publique que vous défendez : la liberté, l’égalité, la fesse-ternité… et surtout, la laïcité.

Je suis Directeur d’école pu-blique (non s’il vous plaît en un seul mot) et en tant que laïque je défends les valeurs de la raie-publique.

La raie-publique nous permet en tant que fonctionnaire d’état de changer de département. Je vais vous dire mes très chers Chevaliers et Chevalières et vous amis fervents du Taste-fesses, mon rêve que je cul-tive depuis de nombreuses années serait que j’obtienne ma mutation pour le département du LOT (46). Pourquoi ce département me direz-vous? Et bien parce que dans ce département siège (et nous savons de quoi nous parlons) siège disais-je un trésor. Le trésor, c’est une ville. Et cette ville s’appelle MONTCUQ.

Vous allez me dire et j’en suis con-scient mais que vas-tu faire, non pas dans cette galère, mais dans ce TROU. Le trou de Moncul, c’est au plus profond de la France.

Et bien oui,  c’est un trou mais pas n’importe lequel et quel plaisir serait d’y travailler.

Ah travailler, non pas sur, mais à MONTCUL. Tout un programme que ne renierai pas notre ministre de l’éducation nationale. Il pourrait même nous pondre comme chaque ministre avant lui ces fameux programmes. Ils deviendraient alors les programmes de MONTCUL.

Montcul, montcul, mais oui cela me rappelle l’émission de Jacques Martin, le petit rapporteur. Un de ses collaborateur avait fait, rappelez-vous, une émission sur Montcul. Montcul n’était pas aussi célèbre à l’époque. Il s’était interrogé sur les transports en commun de Montcul. Et je me rappelle qu’il n’avait pas trouvé l’arrêt de Moncul. Je suis certain que s’il s’était renseigné auprès de Bertrand DELANOE, Maire de Paris qui a fait énormement non pas pour Moncul (qui à dit son cul!! Voyons c’est pas sympa) mais sa ville en tant que Pape du tramway, non pas nommé désir, mais parisien, il l’aurait certainement trouvé, l’arrêt de Moncul (et je ne dirai pas autre chose).

Depuis tant d’année la circulation sur Montcul je n’en doute pas s’est développée. Elle a été fortement pensée. Point de nuage ou brouillard sur Moncul. De beaux sillages tels que nous les voyons au fin fond de nos campagnes. Mais je n’en doute pas non plus par ci, par la quelques rebonds, quelques vallées.

Mais rervenons à ce beau restaurant qui nous accueille chaque année : Les Loges. Pour ma part en tant que futur Chevalier du Taste-fesses j’aurai préféré l’éloge (en un seul mot).  L’éloge de quoi ? Voyons, voyons mesdames et messieurs, mais l’éloge des Fesses bien entendu.

L’année dernière donc au mois de novembre, j’ai été invité à votre fesse-tin par notre grand Fesse-master Christian BRUON qui est aussi mon parrain. J’ai vu l’intronisation de deux profanes. J’en garde un excellent souvenir et l’intronisation n’a pas été aussi dure, longue et  douloureuse, non pas comme l’était le service militaire, mais qu’on pourrait se la représenter dans l’imaginaire collectif.

Chevaliers et Chevalières, Hauts Fessiers de tous sexes, Amis fervents et Dignitaires de votre Ordre, mon souhait serait d’être à nouveau parmi vous deux fois par an en tant que Chevalier du Taste-Fesse.

Je pourrais ainsi échanger, vous m’aideriez à me construire afin de m’améliorer en tant qu’être humain-fessier, et apporter très modestement ma pierre, non pas tombale mais fesse-tale pour rendre une société encore meilleure à la Fesse et par extension un monde meilleur au Saint GRAAL.

Je souhaite apporter auprès de votre Association qu’est le Taste-Fesses ma réflexion fessière et mon expérience de fesse (Oh excusez-moi ! je voulais dire mon expérience de vie).

Mais seul, la démarche est beaucoup plus longue et il me semble important d’avoir des « cul-teurs », heu je suis con-fus et trou-blé!!! je voulais dire bien sûr « tuteurs », car avec eux les fesses se gardent fermes et rebondies comme je les aime, mais j’admets également que toutes autres expériences et ressentis ne sont-ils pas, non plus les bienvenus, et bons à prendre ? Certains ne demandent qu’à évoluer, n’est-il pas ?

En espérant vous faire trois bises fesse-tueuses et fesse-ternelles à la fin de cette planche et une fois les fesses-preuves fesse-tées avec je l’espère succès, je vous remercie pour votre attention et je conclurai avec une brève de comptoir de notre regretté Coluche.

Coluche disait : « il n’y a pas que le cul dans la vie, il y a la chatte aussi ». Courbet nous présente son origine du monde, ce sexe…oui mais notre origine du monde à nous, Chevaliers et Chevalières du Taste-Fesses ce sont les fesses.

Le sexe, oui… mais… c’est toujours du cul.

J’ai dit Sérénissime Grand-Maître.




FESSE POLITIQUE

Noël L

Juin 2007

 

Ce soir 19 Prairial 215

 

Chevaliers, Chevalières,

Hautes Fessières, Hauts Fessiers,

Grands Officiers et Grandes Officières,

Sérénissime Grand Maître, Grand Inquisiteur

 Et toute la vile piétaille ici assemblée

 

C’est avec une émotion non feinte que je me présente à vous ce soir. Il est doux à mon cœur de me souvenir de deux de vos glorieux Chevaliers : Léo Campion et Yvon Tanguy.

Léo, vieil amoureux comme moi du drapeau noir de l’équerre et du compas, eut la coquetterie de nous quitter un six mars, la veille de mes quarante ans. Ce qui fait que tous les ans à cette époque, je me remémore les bons moments passés à ses côtés, les palabres infinis, sa voix unique et les bouteilles de whisky que nous avons partagées.

Yvon, qui découvrit la Lumière le même soir que moi. Ce soir là nous étions cinq, comme les doigts d’une même main, d’une main pour manier l ‘outil, d’une main pour caresser ce bel endroit tant convoité, cette Fesse que nous célébrons et honorons ensemble ce soir.

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Si vous me le permettez, l’époque s’y prêtant, j’aborderais ce soir la Fesse par son coté politique. La France est à l’image de notre fessier, coupé en deux : Fesse de droite, Fesse de gauche, centre embourbé dans un puits sans fond comme une association de trous du cul, Fesse qui se lève tôt, Fesse Royale, Fesse rurale, Fesse des cités, Fesse de l’ordre juste, Fesse qui veut juste de l’ordre.

On peut noter en   revanche, que la Fesse ne connaît point   d’extrêmes, ni de droite, ni de gauche (au grand dam de certain Grand Inquisiteur, dont je tairais le nom).

La Fesse est sage et mesurée, elle préfère les douces caresses du petit matin aux méchantes claques du grand soir.

On pourra aussi noter, que lorsque la fesse est verte, elle est animée de soubresauts contradictoires, de convulsions, et qu’il est conseillé de consulter d’urgence la Faculté, puisque la Fesse a perdu la sienne.

Point essentiel : La Fesse est-elle laïque ou cléricale ? J’ai consulté avec attention les archives de La Libre Pensée, celles de la CFTC ainsi que le missel de ma communion. Difficile d’avoir une opinion aussi tranchée… qu’une paire de Fesses. Malgré quelques Révolutions, malgré la séparation de l’église et de l’Etat, nous continuons d’être cernés par moult cul-bénis, cul-pincés, faux-culs, trous du cul en tous genres qui ne méritent qu’un endroit pour exister : le cul de basse fosse.

Lorsque la Fesse est laïque c’est tout autre chose : La Fesse laïque se tient fièrement sur les barricades, elle est bravache et insolente, elle aime à se montrer, cette Fesse là est généreuse, joyeuse, elle n’hésite pas à se donner aux quatre vents, elle s’abandonne sans retenue aux mains des camarades qui savent la choyer. A fesse vaillante, rien d’impossible !

En un mot : la Fesse laïque et révolutionnaire a le sein généreux.

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Il reste donc ma Fesse militante préférée, celle qui se drape d’un drapeau noir, la Fesse Libertaire, Fesse insoumise, Fesse qui choisit la main qui la caresse, Fesse se foutant des honneurs, des flatteries et des merdailles , Fesse prompte à se  révolter, Fesse n’hésitant pas à renverser la marmite, Fesse de Communards contre Fesse de Versaillais, celle d’Elysée Reclus qui revendiquait :

  L’Anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir (comme ne dit pas Nicolas).

Il faut noter qu’une récente étude historique sur l’étymologie des initiales C.R.S, aussi sérieuse que cette docte assemblée, démontre que le Versaillais était dépourvu de Fesses dignes de ce nom, il n’avait uniquement qu’un triste trou du cul lui permettant de ranger sa baïonnette.

Le sens profond et secret de ce mot sacré étant donc :

C’est Rangé Soigneusement…

Chers Dignitaires, Chers Chevaliers, Chers Amis, et vous vile piétaille. J’espère que cette prose vous aura déridé la Fesse, j’espère que vous n’en avez pas plein le cul de m’écouter. J’espère que ma foi dans la Fesse, que mon amour de celle-ci vous convaincront de m’accueillir autour de votre Table Ronde.

Aujourd’hui j’ai le bonheur de partager ma vie avec une jeune femme à la Fesse aussi tendre que soyeuse, sans doute plus bleue que noire, mais je l’aime ainsi. Son prénom embaume déjà l’Italie. Pour nous, le temps coule comme un ruisseau, sereinement, en Gironde, près du Bassin d’Arcachon. Sait-on jamais, nous aurions peut-être le bonheur de créer une ambassade

« Aliénor d’Aquitaine » de ce bel ordre de Chevalerie.

Comme Léo et Yvon, comme Jean-Pierre, Christian et tant d’autres, j’ai eu longtemps comme base de réflexion sur le sens de la vie cette devise venue de l’antiquité Hellénique d’un célèbre amoureux de la Fesse:

Connais-toi toi-même et tu connaîtras les mystères de la Fesse

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 Ce soir j’aspire d’adopter, en plus, celle de ce bel Ordre de Chevalerie :

Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve.

Un soir de Beaujolais nouveau, Je garde à jamais le souvenir d’avoir fredonner avec Léo, et Raymond Blampainc,   tous hilares ce doux vers d’Ignace Rabelais (le grand-oncle   de l’autre…)

          Ho merde, merde divine, toi seule a des appâts, a des appâts…

         La Rose a des épines, toi merde   tu n’en as pas, tu n’en as pas …

 Ayant tout dit, et tout chanter, Sérénissime Grand Maître,   et toute l’assemblée, j’ai dit !




ELOGE

Roland M

21 Octobre 2006.

 

Eloge à la beauté des rondeurs fessières.

 

Tout comme le troubadour, je viens ici ce jour, sans détour, sans calembour mais non sans humour, pour elles, proclamer mon amour. 

Dès ma prime enfance, la douce balance des rondeurs de mon illustre nurse me mettait en transe. Seule la vue de sa souple croupe calmait mon enfantin courroux. Les souvenirs de ces tendres et merveilleux moments ont à maints égards, je ne puis le nier, influencer, une très large part de ma vie amoureuse. 

J’ai, en effet pour les fesses, je le confesse, une douce tendresse qui se renouvèle sans cesse. Point de bassesse ou de droit d’aînesse entre ces jumelles enchanteresses. 

J’appris, dés l’adolescence, que quelle que soit l’attention qu’on leur adresse, les bougresses restent d’elle-même maîtresses. Avec la même hardiesse, en bonnes chasseresses, elles harponnent leur proie jusqu’à ce que celle-ci se dresse et en déclinent ensuite, non sans une exquise politesse, les assauts. 

C’est que ces diablesses, aiment la finesse et être adorées avec délicatesse et qu’elles abhorrent l’impolitesse et toutes les petitesses. Rien n’émoustille plus nos jolies princesses que d’être, avec souplesse, dégagées de l’étroitesse de la parure qui les compresse.

 Elles tiennent alors toutes leurs promesses et se transforment en merveilleuses pécheresses que la justesse du geste emplit de contentement. 

C’est avec allégresse que nos déesses, sans aucune faiblesse, se livrent à d’affolantes prouesses chassant chez leurs tendres adorateurs toute tristesse. Avec une langoureuse paresse, elles se font tigresses, doctoresses, duchesses ou poétesses selon leur humeur du moment. Mais à la moindre maladresse, vous les verrez se retrancher, avec sécheresse, dans leur impénétrable forteresse et faire figure de dames patronnesses. 

Pour pouvoir adorer nos charnues altesses, il convient de chasser toute rudesse, de fuir l’indélicatesse et de faire preuve de largesse. Tout comme moi, vous en connaîtrez alors de divines qui sous leur mine d’angevine cachent une nature coquine, de félines qui loin d’être mesquines se montrent douces et mutines. 

Certaines, cabotines, qui se dissimulent sous d’imposantes crinolines ou encore, celles de ballerines qui s’astreignent à une sévère discipline mais ne sont point pour cela chagrines et éclosent, soudain poupines, sous la fine mousseline. 

Lors de ma vie estudiantine, j’en ai vu nombre ! Des taquines, des mesquines, des béguines, des chauvines mais curieusement point d’orphelines. 

De ces studieuses études, durant lesquelles mon âme vigoureuse en a rendu plus d’une joyeuse, je garde des réminiscences, aux yeux de certains scabreuses, mais à mon esprit charmeuses. 

Que ne donnerais-je pour retrouver ces soirées buissonneuses dans lesquelles j’étais la proie affectueuse de somptueuses enjôleuses ou de voluptueuses voyageuses qui offraient leurs rondeurs gracieuses à mes mains audacieuses pour des étreintes langoureuses dont, tout comme moi, elles émergeaient bienheureuses. 

Au contact de ces inlassables bûcheuses, mes mains sont devenues aventureuses, astucieuses, allumeuses, malicieuses ou encore élogieuses mais à aucun moment, adipeuses ou crapuleuses. 

Courageuses et nullement chicaneuses, elles ont découvert les fesses ensorceleuses, belliqueuses ou blagueuses de ravageuses auto-stoppeuses, de sermonneuses contrôleuses, de plantureuses colporteuses, de tumultueuses collectionneuses et ce avec l’idée tortueuse de séduire nombreuses des plus scrupuleuses. 

La découverte de mystérieuses contrées montagneuses fut parfois périlleuse mais également pourvoyeuse d’une étude soigneuse qui rendit ma pratique talentueuse. 

De même, mes valeureuses valseuses à l’origine si gaspilleuses et tempétueuses sont, à force d’une pratique rigoureuse, devenues fignoleuses, ingénieuses et ambitieuses. 

La trentaine bien sonnée, ma technique affinée, mon approche engagée, rien ne s’opposât plus à la poursuite de ma petite entreprise qui, comme le déclara si bien Bashung, ne connût, pas la crise. 

Les années passant, mon succès alla en grandissant et je pus passer en revue les croupes tendues de nombreuses recrues qui, sans effort, tenaient mon étendard en un garde-à-vous impeccable. 

A aucun moment je ne connus la lassitude des victoires faciles, l’angoisse de la page blanche ou la solitude de l’artiste. Mes quelques rares défaites renforcèrent encore, si cela fût possible, mon goût de la découverte et mon besoin de conquête.

Je dois vous avouer, sans honte, que je ne suis nullement, de fessiers rassasié et que tous les séants, quelle qu‘en soit la forme, la nature, ou l’acabit, me siéent,  tentent mes mains avides et déclenchent, à bref délai, toujours la même soif de parfaire mes connaissances tant bibliques qu’anatomiques. 

Seule la pratique satisfait la polyphagie qui me tenaille. Tout comme le potomane qui ne peut se passer de la pureté de l’eau qui l’inonde, je ne peux me passer de ces postérieurs tentateurs et de leur douceur admirable. 

Je leur voue un culte torride et ne demande qu’à les servir jusqu’à la fin des temps. 

Si, tout comme moi, vous tombez, devant elles, en dévotion, et que vous souhaitez, ardemment leur administrer l’extrême-onction, soignez alors vos façons, laissez parler vos émotions et elles vous signeront, sans condition, leur reddition. 

Vous connaîtrez alors, sans doute aucun, l’ivresse indescriptible des jours auréolés de gloire. 

J’ai dit. 




BALLADE DU MEA CULPA

Commune Libre de Montmartre

Fondée le 11 avril 1920 par Jules Depaquit

POUR CE QUI EST CONTRE, CONTRE CE QUI EST POUR

Maires successeurs :

Roger Toziny

Jacques Cathy

Jehan Mousnier

Marielle-Frédérique T.

Cinquième maire,

Fondateur-présidente du café-théâtre L’Echelle à Coulisse.

Novembre 2005

TEXTE PROBATOIRE

POUR LA CONFRERIE DES CHEVALIERS DU TASTE-FESSES,

CHAPITRE DU 5 FRIMAIRE 214

 

BALLADE DU MEA CULPA

Votre noble assemblée en son sein veut m’inclure,

Et mon cœur est heureux, ému et flagada !

Devant un tel honneur, non, je ne puis reclure

Le douloureux secret qui me ronge le foie !

Car dans le premier lieu où on s’accommoda

Pour créer mon théâtre, anar et sans altesses,

On dut se contenter de chaises de goujat :

J’ai charmé les esprits… mais j’ai meurtri les fesses !

Je dois le confesser : n’ayant que l’aventure

Comme argent pour fonder un petit Olympia,

Trois ampoules rougies et un peu de dorure,

Et la scène formée de six caisses de bois,

Nous avons conservé les chaises trouvées là,

Négligeant l’hédoniste et sa délicatesse…

Et, par mes triolets inventant un gala,

J’ai charmé les esprits… mais j’ai meurtri les fesses !

Cela dura sept ans ! Sept années de torture !

Les poètes suivaient ; et les prima donna

Enchantées de chanter n’émettaient nul murmure…

Le théâtre vivait de ces bénévolats.

Lorsqu’enfin on partit, se leva l’omerta :

Les nouveaux sièges sont l’objet de cent caresses !

On ose enfin me dire à quel point on expia !

J’ai charmé les esprits… mais j’ai meurtri les fesses !

Envoi

Prince Léo Campion, Jehan Mousnier, me voilà

Repentante et contrite auprès de vos sagesses :

Je promets à jamais, je le dis sub rosa,

De charmer les esprits… mais sans meurtrir les fesses !




SPLENDEURS ET MISERES

Marina

Juin 2008

 

Splendeurs et misères de la fesse.

 

Parodiant le célèbre titre de Balzac : splendeurs et misères des courtisanes, je vais essayer de vous décrire l’équivalent dans le domaine de la fesse, même si je n’ai pas le talent de ce grand homme.

Splendeurs :

L’importance de la fesse n’est plus à démontrer. L’expression « ça vaut le peau des fesses » pour désigner un bien hors de prix, donne d’emblée l’idée d’un objet précieux mais aussi vénal : la fesse a une valeur marchande puisqu’on peut acheter sa peau !

Tout d’abord et comme il se doit, pour un prof, un peu de pédagogie : l’étymologie du terme nous renvoie au latin « fissus », fente, crevasse, qui a donné « fissure » et qui désigne : la partie charnue du derrière de l’homme. On l’appelle aussi le postérieur, c’est-à-dire celui qui vient derrière.

Mais on apprend aussi que ce terme désigne, en vocabulaire maritime, la partie arrondie de la poupe d’un navire.

Or, on dit qu’on a le vent en poupe lorsqu’on est particulièrement en faveur auprès d’une personne. Favorites et courtisanes des Rois de France avaient donc, à la fois, le vent en poupe et le feu aux fesses.

Il y a différentes formes de fesses : hautes, basses, rondes, en gouttes d’huile, et il suffit de visiter le Louvre et d’admirer la partie charnue des nombreux angelots pour s’en rendre compte.

Dans ce domaine comme en beaucoup d’autres, nous ne sommes pas logés à la même enseigne si je puis dire.

Si le nez de Cyrano le précède d’un quart d’heure en tous lieux, certaines fesses peuvent, au contraire, retarder d’un quart d’heure leur propriétaire.

Mais notons qu’il fut des périodes où ces fesses fessues étaient vénérées comme des déesses au temps des Vénus Callipyges, dites « Vénus belles fesses » !

Brassens leur a rendu grâce dans une chanson.

« Que jamais l’Art abstrait qui sévit maintenant

N’enlève à vos attraits ce volume étonnant

Au temps où les faux culs sont la majorité

Gloire à celui qui dit la vérité. »

 

La splendeur c’est aussi la célébrité :

Ainsi Jean Jacques Rousseau fit son entrée dans la vie littéraire grâce à une fessée :

« Qui croirait que ce châtiment d’enfant… a décidé de mes gouts, de mes désirs, de mes passions pour le reste de ma vie. »

L’endroit est donc source de plaisirs intenses.

On ne peut pas non plus s’empêcher d’évoquer ici le « Prince Ô très haut Marquis de Sade » (Verlaine) qui a donné ses lettres de noblesse, dans tout le sens du mot « lettres » à certaines parties « intimes » du corps. On voit ainsi Justine, l’héroïne de « Justine ou les malheurs de la vertu », étendue sur le ventre au cours d’un messe noire et, nous dit l’auteur de ces messieurs qui l’entourent « ils osent consommer sur ces fesses le plus redoutable de nos mystères .»

C’est sans doute pour ce genre de phrase qu’on l’a qualifié de « Divin ».

 

Misères :

La misère vient des mauvais films de fesses, ou de l’exploitation commerciale de la fesse eet les exemples sont trop nombreux pour les citer tous. La fesse est dans l’actualité de mauvais gout.

Tout récemment, le pourtant très digne hebdo le Nouvel Obs affiche en couverture Simone de Beauvoir nue, montrant ses fesses. Vous avouerez que pour une philosophe, ce n’est pas la partie la plus valorisante. Les féministes réclament vengeance en exigeant de Jean Daniel de montrer également ses fesses en première page ! Non pas œil pour œil, mais fesse pour fesse.

En poèsie aussi, on trouve des échos de la fesse et non chez les moindres. Chez Corneille par exemple, ce vers célèbre « et le plaisir s’accroit quand l’effet se retire » ?

Parfait alexandrin ou faut il entendre « quand les fesses retirent ?»

Nul doute : il ne faut pas poèter plus haut que son C..

Enfin, pour en revenir à mon cher Balzac, j’ai choisi « Splendeurs et misères » mais je m’aperçois que bien d’autres de ses titres auraient pu me servir :

La peau de chagrin

La maison du chat qui pelote

La recherche de l’absolu

Une ténébreuse affaire

L’élixir de longue vie

A croire qu’il pensait à notre sujet mais non, ce ne sont pas des histoires de fesses.

La mienne s’arrête ici, la suite au prochain épisode.

 

Pour conclure, « Splendeurs ou Misères », comme en toutes choses, mais surtout pour les fesses, il faut trouver le juste milieu !




POESIE

Laurent

Juin 2008

Une Vocation.

Un jour, mon père me dit fiston

Sais-tu où poussent les saucissons

Sur un arbre, j’ai deviné,

Fort bien nommé saucissonier

Plus tard pour n’être pas de reste

Je lus dans le grand bêtisier

Que tout ce qu’on appelle fesse

Pousse de même sur un fessier

Ma vocation fut ainsi née

Juré, je serai jardinier

Je planterai c’est mon destin

Un vrai fessier dans mon jardin

Mais comment diable faut-il faire

Pour en connaître la manière ?

Faut-il souvent l’arroser

Ou simplement le contempler ?

J’allais sur l’heur chercher coneil

Chez la voisine et sa merveille

Elle qui beaucoup de démène

Pour cultiver son spécimen

Je te montrerai tout dit-elle

Mais à la lettre soit fidèle

Avec grand soin plante le droit

A la lune montan’ ma foi

Je patientai tant qu’il fallu

Et quand la lune fut venue

J’allais pointer ma belle mine

Chez la copine ma voisine

Et voici notre jardinier

Qui plante là ce beau fessier

Depuis sans cesse à son ouvrage

Il sème et il plante avec rage

Ici un fessum oléum

Avec ses fruits en goutte d’huile

Plus loin un gros popotinum

Aux formes disons peu subtiles

Le splendide fessum fermus

Pour qui aime petites fesses

Ou bien le gros fessum mollus

Qui se complait dans sa paresse

Mais un jour fort désappointé

D’observer son petit premier

Il appelle si tôt sa voisine

Et lui dit en grande déprime

Sur le champ je te le confesse

Voisine ton fessier s’affaisse

Voisin fais ce que tu voudras

Tu n’y peux rien les faits sont là

C’est alors, triste, que voyant

Tomber si bas, son fondement

Il perdit hélas résigné

Sa vocation de jardinier.




LES FESSES

Jean Paul L.

Novembre 2006

 

Sérénissime Grand Maître de la Confrérie du Taste Fesses,

Chevalières et Chevaliers

Mesdames et Messieurs,

 

Agréables au toucher, lisses épilées ou poilues, les fesses ont toujours fait tourner la tête de ceux qui les contemplent.

Selon les fesses que vous toucherez, vous les trouverez douces comme le velours, rêches -comme le coton, rugueuses comme du papier de verre.

Tout dépendra du caractère et de l’humeur de celui ou celle qui attirera votre main comme un aimant vers ce centre de gravité universel.

Qu’elles soient blanches, roses, jaunes, noires, chocolat, caramel dur ou caramel mou, rouges et surmenées, qu’elles soient européennes et propices à l’intégration, américaines mac donaldisées, australiennes avec la poche devant, chinoises en forme de grain de riz, lapones couvertes de fourrure, vous les trouverez toujours resplendissantes comme des soleils, même si nous avons tendance à les appeler Lune.

Même recouvertes de tissus, nylon, soie, coton, lycra et bien d’autres, nous n’avons de cesse de vouloir les dénuder pour mieux les emballer.

C’est d’ailleurs sans culotte qu’elles sont le plus culottées où quand elles se referment sur le fil du string.

Ces fesses qui nous font tourner la tête (toujours en leur direction), parfois perdre la tête, puisque par exemple, même le laïc convaincu y acceptera le voile.

La fesse est bien souvent gracieuse.

Le grammairien ne s’y est pas trompé quand il a donné le genre féminin à la fesse qui se décline en FesseMinine.

Au contraire du Cul. Le cul, masCULin.

Ainsi on parlera de CULasse pour le garagiste et de FESSElle pour la ménagère.

Exception de FESSEtif pour le coiffeur.

 

C’est dans les moments de guerre que Fesse et Cul se confondent, l’uniforme rendant une égalité intolérable entre le cul poilu de l’adjudant et les fesses sublimes du personnel féminin de l’armée de terre.

C’est portant en période de guerre et à des moments critiques de l’histoire de France que le cul s’illustra.

Ainsi l’épopée de Sainte Geneviève qui monta sur la montagne du même nom et montra son cul aux Huns qui s’enfuirent épouvantés.

Si le nez de Cléopâtre avait changé la fesse du monde, le cul de Sainte Geneviève venait de sauver Paris.

Les périodes de fin de guerre ont aussi laissé une place importante au cul, même si celui-ci s’est souvent fait discret, il est bien connu que c’est avec une feuille de route solide qu’on pourra bien contrôler un processus de paix, et cela ce n’est pas du vent.

L’appel de la Fesse est d’ailleurs non seulement beaucoup plus connu que celui du 18 Juin, le rassemblement qu’il entraîne est sans comparaison.

La fesse, le cul font partie intégrante de notre patrimoine.

Même si la raie publique est une et indivisible, il est important de garder nos partie CULarismes régionaux.

Les approches des parties culières sont différentes par exemple en Bretagne avec les FessesNoz ou en Provence avec les FesseThym. Avec la directive Bolkenfesse, l’Europe a, quant à elle, décidé de supprimer l’éCUL.

Centre névralgique de toute activité humaine, la Fesse et le cul sont  :

–          CULture, bien sur avec ses diverses manifestation comme la FESSE de la musique, la FESSE du patrimoine.

–          Economie avec la spéCULation  et ses fusions amicales.

–           AgriCULture avec le développement intensif du CULcurbitacé

–          Santé avec la recherche sur le suppositoire à économie d’énergie et le trou de la SéCUL

–          Tourisme avec la découverte de CULriosités

La Fesse et le cul sont bien partout :

Dans le secteur militaro industriel qui produit une quantité impressionnante de trous de balle et aussi dans nos banlieues échauffées, où certain accusent les vauriens de la « cour des miracles » de trous du cul qu’il faut dresser en les CULpabilisant.

Dialogue de sourds dans les deux cas, selon la formule « parle à mon cul ma tête est malade ».

 

Voilà un panorama incomplet de mes connaissances sur le sujet.

Une sorte de mosaïque ou le cul n’est jamais ni tout blanc, ni tout noir, mais qui nous sauve par la jointure des deux en nous ramenant vers le centre.

Aussi, pour m’améliorer moi-même, pour approcher de la main mes rêves les plus fous, je sollicite mon entrée dans votre Confrérie.

La fesse a rempli ma vie et non l’inverse.

Pour l’imprimeur que je suis, la fesse m’a toujours fait impression, surtout lorsqu’elle est de caractère.

Je suis encore ému, comme au premier jour, lorsque je place un  Q dans la rotative pour le reproduire à de nombreux exemplaires destinés à la lecture de mes contemporains.

Je vous remercie de votre attention.